Créer de l’émotion pour agir en faveur de la planète: c’est la stratégie la plus efficace selon une étude menée par des scientifiques de l’Université de Genève. Les messages qui suscitent émerveillement et admiration pour la nature surpassent largement les simples faits scientifiques ou les appels à la responsabilité.

Les scientifiques cherchent les meilleures façons de sensibiliser le public à la protection de l’environnement. Une récente étude de l’Université de Genève a analysé différentes approches de communication. La conclusion est claire: susciter des émotions fortes, comme l’émerveillement face à la beauté de la nature, est le moyen le plus efficace d’encourager l’action.

« Les messages qui mettent l’accent sur les émotions, comme des vidéos montrant la beauté des récifs coralliens, peuvent provoquer des réactions émotionnelles très fortes », explique Tobias Brosch, professeur en psychologie du développement durable à l’Université de Genève, dans La Matinale.

En revanche, les messages axés sur la responsabilité individuelle ou collective, comme « c’est notre devoir d’agir », s’avèrent contre-productifs, détaille-t-il. « Ces messages peuvent même mener au déni ou à la défiance », précise Tobias Brosch.

Les images plus fortes que les mots

Les chercheurs soulignent également que les images ont un impact plus puissant que les mots pour inciter à agir.

L’étude genevoise met donc en lumière l’importance de la communication émotionnelle dans la lutte contre le changement climatique. Elle invite les acteurs et actrices de la sensibilisation environnementale à repenser leurs stratégies pour toucher les cœurs et motiver les citoyens à protéger notre planète.

Sujet radio: Alexandra Richard/jfe