Dans le cadre d’un réseau régional accueillant de jeunes artistes en résidence, une démarche de recherche artistique a été menée autour du patrimoine des moulins à eau.

L’artiste Khouloud Benzarti, qui travaille sur l’enregistrement et l’énergie, s’est intéressé aux mouvements de l’eau et au fonctionnement des moulins à eau et à vent. Elle était en résidence depuis juillet. C’est au joli moulin à vent de La Garenne, à Pannecé (Loire-Atlantique), puis au moulin de la Charlotte, à Saint-Mars-la-Jaille, seul moulin à eau du territoire, qu’elle aura réalisé ses dernières œuvres à l’aide de ses dispositifs.

« L’eau dessine »

Khouloud Benzarti utilise un flotteur pour enregistrer les variations de la surface de l’eau, transformées par le biais d’un bras articulé, ensuite en dessins au fusain. L’eau dessine, résume l’artiste. D’autres recherches portent sur les mouvements du vent. Des mouvements plus amples qui laissent apparaître sur la feuille blanche des dessins plus marqués.

Isabelle Teullier, directrice du centre d’art contemporain du pays d’Ancenis : Cette résidence est avant tout un temps d’expérimentation, destiné à nourrir le travail de l’artiste plutôt qu’à aboutir immédiatement à une exposition. On organisait ces stages plutôt au musée Julien-Gracq ou à Montrelais. On a souhaité tenter l’expérience plus au nord du Pays d’Ancenis.

L’artiste, qui voudrait bien que le dessin devienne son métier, sort de l’école des Beaux-Arts d’Angers et de Valenciennes. Le patrimoine était pour elle, cet été, un terrain de création contemporaine, permettant de porter un regard nouveau sur l’histoire et les paysages des moulins. Elle a aussi pour projet de s’intéresser à l’architecture à La Villette, à Paris.