La chroniqueuse, qui intervenait sur CNews avant son expulsion et qui continue de signer dans l’hebdomadaire JDNews, est accusée par les autorités d’être «un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes».
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a fustigé vendredi la décision des médias du groupe Bolloré de continuer à donner la parole à la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, expulsée de France cet été et dont la chaîne CNews a annoncé le retour prochain à l’antenne, à distance.
«Je suis très étonné et je dois dire assez affligé de voir que des grands groupes de médias, la liberté éditoriale est sacrée, mais de les voir ouvrir leur colonne ou leur studio à quelqu’un dont toutes les forces politiques de ce pays considèrent que nous avons eu raison de l’expulser tant les faits sont avérés», a réagi le chef de la diplomatie sur France Inter.
Xenia Fedorova a été «expulsée du territoire national après avoir été expulsée de l’Allemagne (…) considérant qu’elle est en réalité une propagandiste du Kremlin», a-t-il rappelé. L’arrêté d’expulsion la visant a été pris fin juillet. Le gouvernement a également prononcé le gel de ses avoirs pour six mois.
«Xenia Federova n’est pas empêchée d’intervenir à distance en visio sur l’antenne»
Âgée de 45 ans, la chroniqueuse, qui intervenait sur CNews avant son expulsion et qui continue de signer dans l’hebdomadaire JDNews, est accusée par les autorités d’être «un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes» pour «déstabiliser l’ordre public» en France.
Mercredi soir, le présentateur de CNews Gauthier Le Bret a annoncé que «Xenia Federova n’est pas empêchée d’intervenir à distance en visio sur l’antenne» et qu’elle «pourra revenir très prochainement sur l’antenne de CNews pour livrer son analyse, son expertise en visio, à distance, puisque le gouvernement français l’empêche d’être en France».
«Pourquoi ouvrir ces studios, ces colonnes, donner des opportunités, donner des ressources médiatiques, du temps médiatique à quelqu’un dont il est avéré qu’il travaille au service de la Russie contre la France et contre l’Union européenne?», a réprouvé vendredi Jean-Noël Barrot.