Impossible d’évoquer la télévision française sans citer Stéphane Bern. Véritable référence du patrimoine à l’écran, ce spécialiste du récit historique anime depuis des années des programmes iconiques, du Village préféré des Français à Secrets d’Histoire. Tout juste âgé de 62 ans, il franchit une nouvelle étape en succédant à Cyril Féraud à la présentation de La Carte aux trésors sur France 3. Ce vendredi 4 septembre marque ainsi ses débuts dans ce jeu d’aventure mythique, où découverte et compétition se mêlent à chaque épisode. Derrière cette arrivée, une motivation : offrir un souffle nouveau à une émission qui, depuis sa relance en 2018, séduit autant les passionnés de patrimoine que les amateurs d’énigmes. Mais attention : l’aventure ne s’annonce pas de tout repos pour cet animateur chevronné, qui n’a pas hésité à postuler lui-même pour relever cet enjeu…
La Carte aux trésors par Stéphane Bern : une expérience « la plus épuisante » de sa carrière
Pour Stéphane Bern, la prise de commandes de La Carte aux trésors ne s’apparente pas à une simple nouvelle case dans sa riche carrière : il s’agit bel et bien d’une épreuve inédite, « la plus épuisante » de toutes les émissions qu’il ait animées, selon ses propres mots. Ce format culte, remis au goût du jour en 2018, maintient sa mécanique exigeante : trois énigmes à résoudre, la chasse aux indices sur la Rose des vents, puis une dernière étape pour tenter de décrocher jusqu’à 4 000 euros supplémentaires dans le Trésor.
Stéphane Bern ne cache pas la dimension physique du tournage : il a déjà enchaîné trois épisodes en boîte et s’apprête à renouveler l’expérience avec trois numéros prévus pour mai prochain, suivis de deux autres en septembre. Son rythme annuel pourrait ainsi atteindre cinq émissions, si France Télévisions donne le feu vert, rythme digne des plus grands jeux d’aventure.
L’adaptation a nécessité de précieux conseils de son prédécesseur Cyril Féraud. On retiendra notamment ce clin d’œil : pour affronter les secousses de l’hélicoptère, il faut « manger tous les quarts d’heure et caler son estomac avec du pain » ! Stéphane Bern l’évoque d’ailleurs sans détour en racontant l’échange avec l’ancien animateur : « J’aimerais bien prendre ton émission » glisse-t-il à Cyril Féraud, avant de tenir à apporter sa touche, tout en s’amusant du défi. Ce changement d’animateur marque ainsi une nouvelle ère pour l’émission, tout en soulignant la difficulté d’un format à la fois patrimonial et ultra-dynamique.
Le jeu reste suspendu à ses audiences : la reconduction de l’émission chaque saison n’est jamais acquise, ce qui ajoute du suspense… même en coulisses !
Stéphane Bern multiplie les projets : patrimoine, livres et causes solidaires
Si Stéphane Bern se lance pleinement dans La Carte aux trésors, il n’en délaisse pas pour autant ses engagements historiques. Il poursuit l’animation de Secrets d’Histoire et prépare, dès à présent, le vingtième anniversaire de cette émission phare, attendu pour juin 2027. Dans le même temps, ses autres formats dédiés au patrimoine, tels que Le Monument préféré des Français et Laissez-vous guider ou encore Le grand show de Versailles continuent de rythmer sa rentrée.
L’impact de la Mission Patrimoine, dont il a fait une cause nationale, force le respect : 1 100 sites ont été restaurés ou sont en cours, et quelque 380 millions d’euros ont été récoltés grâce à la Fondation du patrimoine. Cette mission, présidentielle de nature, suspend néanmoins son avenir à la décision du prochain chef de l’État, Stéphane Bern préférant, là aussi, avancer « au jour le jour ».
L’animateur ne s’arrête pas là. Grand défenseur du patrimoine et véritable plume, il s’apprête à publier la quinzième édition du Village préféré des Français chez Fayard, un livre sur la monarchie alaouite et Mohammed VI (sortie prévue en octobre), sans oublier un ouvrage consacré à Alice Heine, finalisé cet été. Côté vie privée, il n’est pas en reste : son compagnon Yori Bailleres lance la collection Animal Lovers, où deux euros seront reversés à la SPA pour chaque vêtement vendu. Une nouvelle collection tournée vers le patrimoine est déjà en préparation, preuve que, pour Stéphane Bern, la passion ne connaît décidément pas de repos.
Son engagement total s’incarne aussi dans ses mots : « Je ne suis pas un historien, je suis un raconteur d’histoires » ou encore « Je suis heureux, parce que les Français m’ont fait confiance ». Ces confidences montrent le lien authentique qu’il tisse avec le public, ponctué tantôt par la pédagogie, tantôt par la convivialité, toujours porté par une indéfectible énergie.
Sources : Gala.fr
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