En cette rentrée mouvementée, Netflix a ajouté une nouvelle pépite attachante et inspirante à son catalogue. Depuis ce mercredi 2 septembre, Mal d’amour conquiert doucement le cœur des abonnés et Télé-Loisirs vous recommande clairement cette série. Inspirée par le roman éponyme très populaire au Mexique signé Angeles Mastretta, l’œuvre est adaptée à l’écran par la fille de l’autrice, Catalina Aguilar Mastretta.

Dans une intrigue se déroulant en 1910 au Mexique, Emilia Sauri (incarnée par Renata Vaca) est une jeune femme déterminée à devenir médecin, bien qu’il s’agisse d’une profession interdite aux femmes à cette époque. Inspirée par les femmes de sa famille, elle ne compte pas laisser les diktats de la société lui voler sa vie rêvée. Son chemin la mène alors jusqu’au charmant médecin, Antonio Zavalza.

Lui, discret et réservé, préfère rester à distance de la révolution qui saisit son pays et mène une vie paisible en exerçant son métier sans faire d’histoire. En parallèle, Daniel, l’amour d’enfance d’Emilia, revient d’un long voyage aux quatre coins du globe et devient une figure phare de la révolution. Entre romance, histoire et quête d’indépendance, la vie d’Emilia ne manque pas d’action.

Mal d’amour : l’autrice Augeles Mastretta s’est inspirée de l’histoire des femmes de sa famille

Pour écrire cette histoire passionnante adaptée par sa fille à l’écran, l’autrice Angeles Mastretta s’est inspirée des femmes de sa propre famille. Dans le podcast d’Adriana Pacheco publié en juillet 2025, elle a révélé : « Les membres de ma famille avaient une liberté de pensée qui n’apparaissait pas toujours dans les livres d’histoire officiels ».

Elle a expliqué à propos des mœurs de la famille Sauri : « Tante Milagros et l’atmosphère qui règne chez les Sauri sont issues de cette mémoire orale, des conversations que j’entendais à table quand j’étais petite ». Les protagonistes de son roman sont ainsi « issus d'(elle) et des femmes qui (l’)ont précédé ». D’une certaine façon, son œuvre permet de « ne pas laisser cette mémoire s’éteindre ».

Si Angeles Mastretta a donc baigné dans cette ambiance de femmes libres et inspirantes depuis toujours grâce à sa famille, l’écrivaine s’est aussi penchée sur de longues recherches sur la période de la Révolution au Mexique afin que son livre soit le plus fidèle possible à la réalité. « La recherche à elle seule ne suffit pas à donner vie à un livre », précise-t-elle.

Elle ajoute : « C’est en y insufflant la chaleur des souvenirs, ce qu’on vous a raconté, la façon dont on parlait dans les foyers et la manière dont les femmes de cette époque pensaient ou se soignaient qu’on lui donne vie ».

« C’est cette Puebla qui m’a inventée » : l’autrice a aussi été inspirée par l’histoire de sa ville natale

Originaire de Puebla, où se déroule l’intrigue de la série Netflix, elle confie qu’il s’agit d’une ville chère à son cœur sans laquelle l’histoire de Mal d’amour n’aurait jamais existé. « C’est de là que viennent les récits que j’ai entendus quand j’étais petite (…) Je n’ai pas inventé cette Puebla ; c’est cette Puebla qui m’a inventée et qui m’a donné la matière première », a-t-elle conclu.

Éduquée par une lignée de femmes indépendantes, Angeles Mastretta s’est aussi fait un nom parmi les femmes les plus inspirantes de sa famille. Son roman a obtenu le prix Romulo-Gallegos en 1997, faisant d’elle la première femme à recevoir cette récompense littéraire prestigieuse.

Article écrit en collaboration avec 6Médias.