Berne s’attaque à la face cachée du paiement en plusieurs fois

Frais supplémentaires, contrôles de solvabilité insuffisants, accès facile pour les mineurs: le «buy now, pay later» échappe à la loi sur le crédit. Gauche et droite s’unissent pour y remédier.

Claude Beda Publié aujourd’hui à 12h18 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred Raphaël Mahaim, député Vert vaudois, s’exprime au Conseil national à Berne lors de la session de printemps 2026, les mains levées.

Le conseiller national vaudois Raphaël Mahaim, président de l’association faîtière Dettes Conseils Suisse, a été l’auteur d’une intervention au parlement.

KEYSTONE

Le Conseil fédéral recommande l’adoption de deux interventions parlementaires visant à mieux encadrer les offres «buy now, pay later» («achetez maintenant, payez plus tard»), en raison des risques d’endettement, rapporte «Blick». Selon ces textes, le gouvernement devra analyser les lacunes juridiques existantes en matière de protection contre l’endettement et proposer des mesures pour y remédier.

Ces offres permettent de reporter ou fractionner le paiement d’achats en ligne, équivalant à un crédit à court terme. Des intérêts ou frais viennent fréquemment s’ajouter à la facture initiale.

Le volume des opérations «buy now, pay later» en croissance

Les interventions ont été déposées par le conseiller national vaudois des Verts Raphaël Mahaim, président de l’association faîtière Dettes Conseils Suisse, et par sa collègue Patricia von Falkenstein (PLD). Elles sont cosignées par des élus de gauche comme de droite.

Dettes Conseils Suisse avait alerté sur ce phénomène. Son directeur, Pascal Pfister, avait indiqué à «Blick» que ces offres gagnaient en importance auprès des jeunes, les conditions d’accès étant moins strictes que pour les crédits à la consommation classiques ou les cartes de crédit, évoquant une «zone grise juridique».

Le Conseil fédéral devra aussi évaluer la capacité financière des clients récurrents dont les engagements dépassent 500 fr. Des mesures plus strictes sont aussi à l’étude, notamment l’exclusion des mineurs ou des personnes faisant l’objet de poursuites. Selon des estimations, le secteur devrait croître d’environ 10% par an, le volume en Suisse pouvant atteindre 4 milliards de francs d’ici à cinq ans.

Sur l’endettement

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