Pout — Le centre de recherche en médecine traditionnelle El Hadji Demba Ba de Pout a opté pour une « collaboration étroite » avec le district sanitaire de ladite circonscription, afin d’orienter les patients porteurs de certains types de maladies vers des structures dédiées de la médecine moderne, a indiqué un des responsables de l’établissement spécialisé.

« Nous soignons et nous orientons les malades vers les structures de santé, pour leur permettre d’avoir très tôt un bon diagnostic », a dit Babacar Mbaye Baldé, collaborateur du président de la structure. Il s’entretenait avec des journalistes.

« Nous reconnaissons nos limites. Ici, nous ne faisons ni radiographie ni un [quelconque autre examen] », a-t-il précisé, soulignant que ce type de diagnostic se fait chez les praticiens de la médecine moderne.

Le centre de recherche en médecine traditionnelle de Pout a reçu du 1er janvier au 31 décembre 2025, un nombre de 591 patients souffrant de diverses pathologies, a renseigné Babacar Mbaye Baldé.

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« Ces patients sont venus des régions de Thiès, de Dakar, Diourbel, Fatick, Kaolack, Louga, Matam et Saint-Louis », a énuméré M. Baldé.

Selon lui, sur les 591 malades, 277 ont été soignés et 314 ont été orientés vers les structures sanitaires dédiées à leur pathologie les plus proches du centre de médecine traditionnelle.

Babacar Mbaye Baldé estime que les praticiens de la médecine traditionnelle doivent « savoir faire la part des choses » entre les maladies chroniques et celles dites biologiques, en orientant de façon précoce certains malades vers les structures de santé, pour une consultation et une prise en charge.

Il a relevé que les tradipraticiens sont suffisamment attentifs aux maladies chroniques que les patients peuvent présenter, pour les orienter vers d’autres structures, car ils savent que ces pathologies « les dépassent ».

L’agent du centre EL Hadji Demba Ba a salué la collaboration jugée « parfaite » avec le district de santé de Pout.

Au centre El Hadji Demba Ba de Pout, il y a des conseillers chargés d’orienter les malades et d’encourager les femmes à faire vacciner leurs enfants contre certaines pathologies, a-t-il noté.

« Aujourd’hui, nous sommes en saison des pluies. Il faut aussi encourager les gens à dormir sous moustiquaire imprégnée », a-t-il plaidé.

Pour rendre cette coopération plus opérationnelle, les pratiquants de la médecine traditionnelle doivent savoir distinguer la tuberculose, le paludisme, la COVID-19, la fièvre de la vallée du Rift, le diabète, l’hypertension, le cancer, ainsi que les affections féminines et infantiles, a estimé M. Baldé.