Des doutes, des larmes, des rires, des ascenseurs émotionnels… Les candidats de Mariés au premier regard passent par toutes les émotions. Cette année, pour la dixième édition, ils sont seize à avoir confié leur destin sentimental aux expertes Estelle Dossin et Marie Tapernoux. Parmi eux, une proche de Yannick Noah, deux sœurs ou encore le premier amour de Laury, candidate de la saison 9. Mais aussi une jeune femme qui s’est déjà inscrite plusieurs fois à l’expérience, jusqu’ici sans succès. Et pour l’une des candidates de cette année, l’aventure s’est avérée particulièrement riche en émotions, comme nous l’a confiée la productrice du programme, Noémie Barbot, au cours d’un entretien qu’elle nous a accordé.
« Sur cette saison, une mariée a une phobie de l’avion », plante-t-elle, sans nous révéler l’identité de la jeune femme en question (nous pouvons déjà éliminer de la liste Laury, hôtesse de l’air). « Elle nous en avait parlé aux ateliers mais n’avait pas pris la mesure de l’impact que cela pouvait avoir sur elle. Elle a énormément œuvré pour ne pas être piégée par cette phobie, a vu des médecins, fait des stages loin de chez elle… Elle s’est prise en main », précise la productrice. Et pourtant, malgré toute cette préparation en amont, cette jeune femme a été prise de panique à l’aéroport. « Alors qu’elle était arrivée à l’heure de sa convocation (pour son vol, ndlr), elle a paniqué. L’équipe de l’avion ne l’a pas laissée embarquer, elle est restée sur le tarmac », nous révèle-t-elle.
« Plusieurs trains, un bus et une voiture » : la production de Mariés au premier regard détaille le « branle-bas de combat » qu’elle a mis en place pour une candidate
Une situation exceptionnelle pour la production. « Branle-bas de combat car toute la machine était lancée derrière. Il y a des mariages tous les jours (pour l’émission, ndlr), donc on ne pouvait pas décaler la cérémonie, et sa famille était déjà en transit », se souvient la productrice. « On savait que chaque minute comptait. On n’a pas cédé à la panique, mais on a envisagé tous les scénarios », poursuit-elle. Après s’être assuré que la personne en question allait bien et était en état physique et émotionnel de poursuivre le chemin d’une autre manière, la production a « tout mis en place pour que ce soit possible ». « On a envisagé de faire venir un régisseur de Paris avec un van, en s’étant assuré qu’il avait suffisamment dormi la veille pour prendre la route », détaille Noémie Barbot. « Elle a finalement voyagé des heures entières, en prenant différents trains, dans des villes qu’elle ne connaissait pas. Elle a fini en bus, puis en voiture. Elle a réussi, heureusement, à arriver à temps, et toute heureuse d’être là », dévoile la productrice.
« On s’est posé la question des conséquences, si la mariée allait arriver à temps, si elle n’allait pas être trop épuisée ou prendre ça pour un signe qu’il ne fallait pas y aller », se remémore la productrice. « On ne lui a pas lâché la main. L’experte qui la suivait et nous à la production l’avons eue au téléphone », ajoute-t-elle. « Les expertes et nous avons aussi anticipé la suite, à savoir le voyage de noces qui, même si elle l’ignore, l’amènera à destination en avion », conclut la productrice.