Fondée en 2018 pour lutter contre la surconsommation, la coopérative genevoise La Manivelle vient de passer un cap historique. Avec plus de 4500 objets en catalogue, elle remplace l’achat individuel par le partage.

Une perceuse, une machine à pop-corn, un paddle ou une boule à facettes: à Genève, ces objets du quotidien ne s’achètent plus, ils s’empruntent. La formule séduit de plus en plus de Romands et de Romandes. La Manivelle, la plus grande bibliothèque d’objets de Suisse, vient ainsi d’enregistrer son 100’000e prêt depuis sa création il y a huit ans.

« On vient de passer un cap énorme », se réjouit Julien Diebolt, responsable de la communication et responsable de l’antenne des Pâquis à Genève. Pour cette structure à but non lucratif, ce chiffre valide un modèle alternatif basé sur le bon sens et l’économie circulaire.

A Genève, la Manivelle vient de dépasser le cap symbolique des 100'000 objets empruntés. A Genève, la Manivelle vient de dépasser le cap symbolique des 100’000 objets empruntés / Verticale RTSinfo / 2 min. / hier à 10:38 Partager plutôt qu’encombrer ses placards

Le constat de départ est simple: nous accumulons des objets dont nous ne nous servons presque jamais. « Une perceuse, c’est utilisé en moyenne treize minutes dans une vie », rappelle Julien Diebolt. L’idée de La Manivelle est donc de mutualiser ces ressources pour que plusieurs personnes partagent le même outil au lieu que chacun possède le sien.

Aujourd’hui, la coopérative propose plus de 4500 objets répartis sur cinq antennes à Genève. Le catalogue, accessible sur leur site internet, couvre tous les besoins: du bricolage au matériel de camping, en passant par les équipements de nettoyage, de sport ou de fête.

Réparer pour prolonger la durée de vie

La durabilité est au cœur du projet de la coopérative. Environ 80% des objets du catalogue proviennent de dons de particuliers.

Pour faire face à l’usure et à l’obsolescence, La Manivelle s’appuie sur son propre atelier de réparation. L’objectif est de remettre en service les appareils défectueux plutôt que de les jeter. En cas de casse par l’utilisateur, la bienveillance reste de mise, même si des pénalités ou des frais de remplacement peuvent être facturés en cas de négligence avérée.

Hélène Joaquim