SÉLECTION – De Cézanne à Zurbaran, Mary Cassatt ou encore Warhol, cette rentrée met à l’honneur partout en France une foule d’expositions ambitieuses.
Le Tintoret au Musée Jacquemart André
Regard et barbe jupitériens : honneur au génie fougueux de la Renaissance vénitienne, Jacopo Robusti, dit il Furioso (« le Furieux »), il Terribile (« le Terrible ») ou, plus communément, il Tintoretto, « le petit teinturier », en référence au métier de son père. Né vers 1518 et mort en 1594, il aura travaillé sur la Lagune, longtemps en compétition avec Titien et Véronèse, notamment pour les grandes commandes décoratives. Ses meilleures prouesses ? Les peintures ornant la Scuola Grande di San Rocco et l’immense Paradis conservé au Palais des doges. Face à ces ensembles majeurs de l’histoire de l’art, la réunion annoncée d’une quarantaine de toiles et d’œuvres graphiques suffira-t-elle à faire une rétrospective ? Au moins admirera-t-on la diversité de ce maître, capable de surprenantes audaces techniques tant dans ses scènes bibliques ou mythologiques que dans ses portraits : touche apparente et très enlevée, maniement spectaculaire de la lumière, perspectives…
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