« Elle a l’air tellement triste… » ; « Si fatiguée » : Céline Dion s’est adressée à ses fans devant son hôtel parisien hier soir

Pour Rudy Hanicq, malheureusement, il n’y aura pas de périple à Paname. Fan hardcore, il n’a pas pu se procurer un ticket pour aller voir son idole sur scène.

Cela ne l’empêche pas d’avoir reçu la DH pour évoquer celle à qui il voue une véritable passion depuis près de 40 ans : Céline Dion.

Quand on pousse la porte du salon de coiffure de Rudy à Ecaussinnes, on est directement dans l’ambiance. Dans les haut-parleurs résonne « I’m Alive », l’un des tubes de Céline. Le coiffeur belge est bien plus qu’un simple admirateur : c’est un vrai passionné de la diva québécoise.

À l’arrière de son salon, il nous ouvre les portes de son univers et dévoile une impressionnante collection réunie au fil des années : vinyles dédicacés, PLV (Publicité sur Lieu de Vente), affiches, livres mais aussi photos souvenirs de sa rencontre avec Céline Dion à Las Vegas, en 2003. Un moment inoubliable et un véritable rêve devenu réalité pour cet inconditionnel qui n’a malheureusement pas pu décrocher son billet pour la tournée parisienne de la chanteuse qui commence samedi prochain.

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Déçu, forcément, Rudy compte déjà se rattraper. Il espère pouvoir la voir à Québec en 2028. Une occasion rêvée pour lui de fêter ses 60 ans au son de la voix de celle qu’il admire depuis tant d’années.

Quand votre passion pour Céline Dion est-elle née ?

« Je connaissais un peu l’histoire de la chanson D’Amour ou d’amitié qu’elle avait chantée sur le plateau de Michel Drucker. Mais, mon coup de foudre réel, c’est pour la chanson La Religieuse. J’étais subjugué par la performance vocale de ce titre. Quand elle a participé à l’Eurovision par la suite, je n’étais pas très convaincu, j’avoue. Mais, après, j’ai continué à l’écouter et à apprécier ce qu’elle faisait. »

Est-ce que vous êtes attaché à la voix de Céline Dion, mais également au personnage ?

« Je ne la connais pas personnellement mais c’est quelqu’un qui me semble très humain. Elle le dit souvent : C’est un livre ouvert. Elle a toujours été franche, sincère, honnête. »

Quelle place prend Céline Dion dans votre quotidien ?

« Tous les jours, j’écoute au moins 15 chansons de Céline Dion. Et, pour moi, c’est toujours la même émotion, peu importe l’album. »

À une époque, Céline Dion se retrouvait partout dans votre salon de coiffure…

« Tout à fait ! Mais, avec les années, j’ai tout retiré. J’aime toujours Céline Dion mais je me suis calmé niveau décoration. (rires) Le soleil fait aussi beaucoup de dégâts donc j’ai voulu mettre ma collection à l’abri. »

Quelle est la chose la plus folle que vous ayez faite pour Céline Dion ?

« Lors de sa première venue à Forest National, ça remonte à plusieurs années, je lui ai offert un bouquet de fleurs d’une valeur de 6000 francs belges (environ 150 euros, NdlR.) Il était immense. J’étais juste devant la scène. Je lui ai offert. Elle s’est arrêtée et m’a serré la main. Puis, dans une interview accordée à Paris Match, elle a parlé de mon bouquet. C’était un moment fort pour moi. »

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Est-ce que vous faites partie de ces fans qui attendent leur idole à la sortie des hôtels ?

« Oh oui. Des heures et des heures d’attente. Puis, la voiture passe. On est content parce qu’elle fait un petit signe. Pour nous, c’est une grande joie. »

Comment vos proches vivent-ils cette passion ? Trouvent-ils parfois que c’est « too much » ?

« Ils ne le prennent pas mal. Je ne me suis pas imposé. Avec mon amoureux, on aime faire la fête et Céline Dion est toujours présente dans ces moments-là. Tous les samedis, on danse sur ses chansons avec nos amis. »

Quelle est votre chanson préférée ?

« The Colour of my love est celle qui me touche encore aujourd’hui. C’est une déclaration d’amour. Elle dit : « Je t’offre ce qu’on ne peut acheter. Un amour sincère et dévoué et ce, jusqu’à ma mort. »

Est-ce qu’il y a des choix artistiques de Céline Dion qui vous ont plutôt déçu ?

« Il y a des chansons que j’ai moins aimées comme « Zora sourit », par exemple. Je n’ai pas compris cette chanson. Je n’ai pas non plus compris la chanson Dansons. C’était un rien trop doux. Ce n’est pas une critique mais une simple remarque. »

Comment s’est passée votre rencontre avec elle à Las Vegas ?

« Franco Dragone a reçu une cassette vidéo via Antenne Centre dans laquelle je dis qu’elle est passée à La Louvière et que je n’avais pas vu la rencontrer. Il m’a donc téléphoné un jour. Au début, je pensais que c’était une blague. Puis, j’ai compris que c’était vraiment lui. On a discuté et il m’a promis que je rencontrerai Céline Dion. Il m’avait offert des places pour son concert à Las Vegas. C’était un grand moment dans ma vie. Je suis allé faire du shopping juste avant ma rencontre avec Céline Dion pour avoir la tenue parfaite. Je l’ai rencontrée et on a parlé une quinzaine de minutes. Il y avait de l’émotion. C’était magique. Son élégance m’a frappé. C’est une grande dame. »

Quelle a été votre réaction quand vous avez appris qu’elle repartait en tournée ?

« Quatre amis ont essayé d’avoir des tickets pendant plus de quatre heures sur un ordinateur mais aucun d’entre eux a réussi à avoir une place. Quand j’ai su que je n’allais pas y aller, ma joie a été coupée. J’étais dégoûté. Mais bon, voilà, c’est comme ça. J’aurai d’autres occasions de la voir. »

Seriez-vous prêt à aller à Paris pour trouver des reventes de billets ?

« Non parce que si un ticket vaut 100 euros, je l’achèterai 100 euros, pas plus. J’ai vu des personnes payer plus de 1000 euros pour un billet. Moi, je ne le ferai pas même si je suis un grand fan. »

Si vous deviez délivrer un message à Céline Dion aujourd’hui, lequel serait-il ?

« Bonjour, pardon, merci, et je t’aime, comme la chanson. Tout est dit dans cette chanson (il est ému). Il n’y a qu’une chose au monde, c’est l’amour. »