La 57ᵉ édition des Rencontres de la photographie d’Arles (F) propose une cinquantaine d’expositions à travers la ville jusqu’au 4 octobre. Sélection de cinq événements à ne pas manquer, entre photographie documentaire, expérimentations artistiques et hommages à des figures emblématiques.
Intitulée ‘Des mondes à relire’, cette 57e édition des Rencontres photographiques d’Arles qui a débuté le 6 juillet tient ses promesses. Entre découvertes de talents méconnus, hommages aux figures emblématiques, archives et exploration de récits historiques, l’événement offre une programmation riche et variée qui interroge les identités, histoires et représentations ou explore les mille et une facettes du vivant. Sélection de cinq expositions incontournables.
Harry Gruyaert, le maître des couleurs
A la Chapelle Saint-Martin du Méjan, l’exposition du photographe belge Harry Gruyaert est un véritable coup de cœur. Né à Anvers en 1941, Harry Gruyaert est l’un des premiers photographes européens à explorer le potentiel artistique de la photographie couleur à une époque où celle-ci était souvent reléguée au rang de support publicitaire. Ses clichés, qui jouent avec les ombres, les teintes vives comme l’orange et le vert, et les géométries du quotidien, captivent les visiteurs.
Harry Gruyaert, ‘Old Delhi’, Inde, 1985. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Gallery FIFTY ONE, Anvers. [Rencontres de la photographie d’Arles 2026 – Harry Gruyaert] La magie de Christian Lacroix
Le musée Réattu célèbre l’enfant du pays, Christian Lacroix, à travers une exposition qui mêle sa collection de photographies à des œuvres permanentes du musée. Les visiteurs découvrent une facette méconnue du célèbre couturier, avec des dessins, peintures et collages qui révèlent sa créativité débordante. L’exposition met en lumière le travail préparatoire des grands couturiers, souvent ignoré, et souligne la virtuosité et l’audace de Lacroix.
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Les gangs du Bronx de Martine Barrat
L’Espace Van Gogh accueille une rétrospective dédiée à Martine Barrat, photographe française et ancienne danseuse, qui a vécu au cœur des gangs du South Bronx. Ses photographies capturent l’essence de ses sujets, qu’ils soient membres de gangs new-yorkais, habitants du quartier de la Goutte-d’Or à Paris ou mannequins pour des campagnes de mode.
Martine Barrat, ‘Block Party [Fête de quartier]’, Harlem, 1992. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et la Galerie Rouge. [Rencontres de la photographie d’Arles 2026 – Martine Barrat] L’indépendance du Ghana en images
L’exposition ‘Ghana! Rêver l’indépendance 1957-1976’ au Palais de l’Archevêché retrace la construction d’un récit national après la fin de la colonisation britannique. Ce projet documentaire explore les espoirs et les défis d’un pays en quête d’identité, offrant un éclairage fascinant et inédit sur cette période historique. Une plongée dans l’histoire qui ne laisse personne indifférent.
Carlos Idun-Tawiah, ‘Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau]’, 2022. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. [Rencontres de la photographie d’Arles 2026 – Carlos Idun-Tawiah] Park Chan-wook, un cinéaste derrière l’objectif
Enfin, il ne faut pas manquer les photographies du réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, présentées dans une exposition intime et picturale. Connu pour ses films, il dévoile ici un regard contemplatif et poétique, où chaque cliché se rapproche d’une œuvre d’art.
Park Chan-wook, ‘Port de Micho’, 2013. Avec l’aimable autorisation de l’artiste. [Rencontres de la photographie d’Arles 2026 – Park Chan-wook]
Sujet radio: Florence Grivel
Adaptation web: olhor
57e édition des Rencontres de la photographie d’Arles (F), divers lieux, jusqu’au 4 octobre 2026.