Le dernier bilan provisoire de la crue dévastatrice de mercredi dans l’Himalaya, à la frontière entre la Chine et le Népal, est passé à 955 morts. Par ailleurs, le nombre de personnes disparues a été légèrement revu à la baisse, passant de 4793 à 4471, selon l’autorité népalaise chargée de la gestion des situations d’urgence, alors que les sauveteurs sont confrontés à de multiples défis.
Selon les derniers bilans officiels encore très provisoires, un total de 955 corps – 939 côté népalais, 16 sur le versant tibétain – ont été exhumés.
Les autorités des deux pays restent également sans nouvelles de près de 4500 personnes – 3925 au Népal et 546 en Chine, dont des centaines d’étrangers, touristes, pèlerins ou ouvriers. Rien que dans les trois districts népalais de Nuwakot, Rasuwa et Makwanpur, le nombre de personnes portées manquantes a fait un nouveau bond, s’établissant désormais à plus de 2000.
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Au Nepal, les défis se multiplient pour les sauveteurs / 19h30 / 2 min. / le 31 août 2026 Plus de 900 ouvriers népalais piégés
Les autorités népalaises recherchent notamment 933 employés de centrales hydroélectriques ou ouvriers travaillant sur des chantiers de barrages dans la région.
Des images diffusées par les secours montrent des engins de chantier à l’œuvre de nuit sous des projecteurs pour déblayer la boue et les rochers, tandis que les soldats cherchent un accès aux tunnels ensevelis.
L’armée népalaise a indiqué également que les équipes utilisaient des explosions contrôlées et des excavatrices afin d’évacuer l’eau et les débris. Trois corps ont été retrouvés dans deux tunnels, d’autres sections restant enfouies sous la boue.
Par ailleurs, les autorités de l’Etat indien de l’Uttar Pradesh, en aval du Népal, ont confirmé avoir récupéré un total de 17 corps de victimes présumées de la crue depuis mercredi dernier. L’identification de ces personnes, qui ne figurent pas dans le bilan officiel népalais, est en cours.
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Englués, parfois jusqu’à la taille, dans une mer de boue grise et collante, les sauveteurs explorent, creusent et sondent encore, à la recherche de rescapés de plus en plus improbables.
« Les difficultés sont considérables », résume leur chef adjoint pour le district sinistré de Nuwakot, en énumérant la longue liste des défis auxquels ses troupes sont confrontées.
« Il n’y a plus de routes », commence-t-il. « Elles ont toutes été emportées par la vague, de nombreux secteurs sont encore totalement inaccessibles. »
En certains points de la vallée, le niveau des eaux reste très élevé. « C’est très compliqué pour mes hommes », poursuit l’officier, « la région est encore inondée ou transformée en marécage ».
Le ministère népalais de l’Intérieur a indiqué que plus de 20’000 hommes étaient mobilisés, et que plus de 3100 personnes avaient été secourues à ce stade.
Des populations sinistrées et isolées
Les experts attribuent la catastrophe à l’effondrement d’un glacier de cette région isolée de l’Himalaya, dont l’eau et les morceaux ont dévalé les pentes pour grossir soudainement les flots d’une rivière jusque-là paisible, emportant tout sur son passage.
« Les dégâts causés aux routes, points, habitations et infrastructures essentielles ont considérablement isolé les populations sinistrées, ce qui complique les opérations de secours », a souligné le Programme alimentaire mondial des Nations unies.
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Népal : sous la boue / Mise au point / 11 min. / le 30 août 2026
agences/kkub