Chaindon bat son plein ! L’édition 2026 de la Foire agricole s’est mis en branle dimanche matin. Les premiers curieux et habitués étaient déjà bien présent pour arpenter les rues de Reconvilier. Ce lundi matin, le coup d’envoi a été donné à 5h30.

La Foire de Chaindon reste avant tout un rendez-vous agricole, avec cette année encore plusieurs centaines de forains, un marché bovin et chevalin, ainsi qu’une exposition de machines agricoles. Pour son président Erwin Grünenwald, cette édition a démarré sous de bons auspices, avec une météo favorable et un public déjà présent dès les premières heures.

Mais les conditions météorologiques posent aussi de nouvelles questions, notamment concernant le bien-être des animaux. Face aux épisodes de chaleur qui pourraient se multiplier, les organisateurs ont déjà commencé à réfléchir à des adaptations, avec notamment la plantation d’arbres pour apporter davantage d’ombre sur le site. Erwin Grünenwald nous explique comment la foire entend évoluer tout en conservant ce qui fait son identité.

Reconvilier, capitale agricole

Pendant deux jours, Reconvilier change complètement de visage. La commune, qui compte environ 2’500 habitants le reste de l’année, accueille près de 50’000 visiteurs à l’occasion de la Foire de Chaindon. Une affluence qui demande plusieurs mois de préparation et qui implique aussi les services communaux.

Pour les habitants, cette arrivée massive de visiteurs fait désormais partie des habitudes, même si elle peut entraîner quelques nuisances, notamment sonores. La foire représente aussi une source de retombées pour les commerçants et les sociétés locales, tandis que la commune cherche avant tout à couvrir les frais liés à son organisation. Daniel Buchser, maire de Reconvilier, nous parle de cette transformation annuelle du village.

Dans les coulisses du terroir

Parmi les rendez-vous proposés cette année à la Foire de Chaindon, une exposition met en lumière celles et ceux qui se cachent derrière les produits du terroir. « De la terre aux gestes, portrait d’un terroir vivant » retrace le parcours de cinq filières alimentaires régionales, des matières premières jusqu’à leur transformation.

Réalisée par la photographe Monika Flückiger dans le cadre du projet « Produire et manger local », cette exposition veut aussi montrer les savoir-faire et les infrastructures qui permettent de transformer les produits dans la région. Saralina Thiévent, directrice adjointe du Parc régional Chasseral et coordinatrice du projet, nous présente cette démarche.