Une coalition ‘Pas d’été à 50 degrés’ s’est présentée à la presse lundi à Lausanne. Composée d’une centaine d’organisations issues du monde du travail, des milieux environnementaux, de l’agriculture ou de la santé, elle appelle à de nouvelles manifestations dans plusieurs villes face à la crise climatique.

Dans un manifeste en huit chapitres, cette nouvelle entité politique a détaillé des revendications très larges, qui visent à protéger la vie, en particulier celle des plus vulnérables, à transformer le système économique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et surtout à faire de l’urgence climatique une priorité absolue.

La coalition s’est créée en réaction aux vagues de canicule « vraiment terrifiantes » de l’été, et leur impact sur la population, l’environnement ou l’agriculture, explique dans le 12h30 de la RTS Pardis Pouranpir, responsable de la communication de l’Alliance climatique suisse.

Plusieurs journées de manifestations

« Avec les organisations qui agissent de près ou de loin, ou qui sont concernées par cette aggravation de la crise environnementale, on a vraiment voulu se mettre ensemble pour trouver des réponses communes et créer une force politique très forte », poursuit-elle.

Pour se faire entendre, ces organisations misent dans un premier temps sur les manifestations prévues à Genève, Lausanne, Bienne, Fribourg ou Neuchâtel, durant les mois de septembre et octobre. Une journée de mobilisation est aussi prévue dans plusieurs villes alémaniques.

Sept ans après la ‘vague verte’

« On a choisi l’outil de la manifestation comme un point de départ qui permet à la population de rassembler et de se sentir concernée autour de revendications communes. Et créer, par exemple, des majorités politiques en faveur du changement », détaille encore Pardis Pouranpir.

Sept ans après la ‘vague verte’ des élections fédérales de 2019, les défenseurs du climat cherchent donc à remobiliser une large base populaire pour donner de la force à leur message.

Marielle Savoy/jop