Passé
le cap des 50 ans
, beaucoup scrutent les signes du temps avec
une attention nouvelle. Les traits changent, l’énergie fluctue, le
corps réclame davantage de ménagement. Si l’on sait qu’une
alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un

sommeil réparateur
jouent un rôle clé, une découverte récente
rappelle qu’un autre levier, moins visible mais tout aussi
puissant, influence la vitesse à laquelle nous vieillissons.

La peur de vieillir, un accélérateur de vieillissement ?

Comme le rapporte Le Journal des
Femmes
, une équipe de l’Université de New York a étudié
726 femmes d’environ 50 ans afin de comprendre ce qui accélère
réellement
l’horloge biologique
. Les participantes ont répondu à des
questions sur leurs craintes liées à l’âge : perte d’attractivité,
bouleversements hormonaux, déclin de la santé. En parallèle, des
analyses sanguines ont permis d’évaluer leur âge biologique,
c’est-à-dire l’état réel de leur organisme face au temps.

Ils en sont arrivés à la conclusion que ce n’est pas tant l’âge
qui marque le corps mais plutôt la peur de vieillir. « L’anxiété
liée au vieillissement n’est pas qu’une simple préoccupation
psychologique, elle peut laisser une empreinte sur le corps »,
explique Mariana Rodrigues, première auteure de l’étude publiée
dans la revue Psychoneuroendocrinology. Les femmes les plus
inquiètes, notamment à l’idée de tomber malades ou de perdre leur
autonomie, présentaient un vieillissement biologique plus
rapide.

Comment lutter contre le stress
chronique ?

Pourquoi cette crainte agit-elle si fortement ? Les chercheurs
évoquent l’effet du stress chronique. Les préoccupations
persistantes finissent par modifier certains mécanismes
biologiques, notamment via des processus épigénétiques mesurables.
Les femmes seraient particulièrement exposées, souvent prises entre
responsabilités familiales et pression sociale autour de la
jeunesse. Voir ses proches décliner peut renforcer l’angoisse de
suivre le même chemin.

Pour ralentir le vieillissement, il s’agirait donc d’apaiser
cette peur. Parler de ses inquiétudes, consulter si nécessaire,
cultiver des activités qui procurent du plaisir et du sens, sont
autant de moyens de desserrer l’étau de l’anxiété et de prendre
soin de sa santé mentale. Finalement, le véritable remède pour
vieillir moins vite pourrait bien être d’apprendre à ne plus
redouter le temps qui passe, car on ne peut pas l’en empêcher.