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«C’est une histoire d’émancipation. Ces filles ont eu des opportunités, mais elles ont surtout choisi leur destin.» C’est par ces mots que Sarah El Younsi résume La Symphonie de Kaboul (parue le 27 août aux Editions Steinkis). Ce roman graphique, scénarisé par cette journaliste et documentariste – qui a suivi l’orchestre féminin Zohra pendant près de dix ans – retrace le parcours de jeunes musiciennes afghanes face au joug taliban.

L’histoire de cet ouvrage prend racine lors d’un voyage marquant de Sarah El Younsi en Afghanistan, en 2016. Elle y découvre l’Afghanistan National Institute of Music (ANIM). Fondé par l’ethnomusicologue Ahmad Sarmast, cet établissement concrétise alors le rêve de son créateur: offrir un avenir à la jeunesse post-invasion soviétique. Il deviendra rapidement un sanctuaire d’éducation et de mixité, accueillant des enfants de toutes les ethnies (tadjike, ouzbèke, pachtoune, hazara).