Le trafic aérien a repris progressivement mardi dans les principaux aéroports d’Indonésie, dont celui de Jakarta, après une éruption volcanique qui a cloué au sol des centaines d’appareils et affecté plus de 300’000 passagères et passagers.
Les perturbations causées par l’éruption dimanche de l’Anak Krakatau, volcan situé à 150 km de la capitale indonésienne, ont entraîné l’annulation ou le report de près de 3000 vols et bloqué plus de 340’000 personnes, ce qui en fait l’une des plus importantes perturbations du trafic aérien dans le pays ces dernières années.
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Le principal aéroport du pays, Soekarno-Hatta, qui dessert la capitale, ainsi que quatre autres aéroports, ont rouvert tôt mardi après que les autorités ont débarrassé les infrastructures des cendres volcaniques, a indiqué le gouvernement.
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Le ministre des Transports, Dudy Purwagandhi, a prévenu qu’il faudrait du temps pour que le trafic revienne à la normale, les autorités aéroportuaires devant s’assurer que tous les avions sont en état de voler.
Quelque 178 appareils se trouvaient mardi matin sur les pistes de l’aéroport Soekarno-Hatta, a précisé le ministre devant la presse: « Nous allons exploiter ces appareils, mais avant de le faire, nous voulons nous assurer de leur navigabilité. Cela pourrait donc prendre un peu plus de temps », a déclaré Dudy Purwagandhi, demandant « un peu de patience aux passagers ».
Trois vols ont décollé peu après la réouverture de l’aéroport annoncée tôt mardi matin, dont deux vols commerciaux à destination de l’est de l’Indonésie.
Un volcan à l’histoire meurtrière
Lithographie de l’éruption cataclysmique du Krakatoa en 1883, datant de 1888. [Getty Images – Hulton Archive]
Situé dans le détroit séparant les îles de Java et de Sumatra, l’Anak Krakatau – dont le nom signifie « Enfant du Krakatoa », – connaît une activité sporadique depuis son émergence au début du siècle dernier, au sein de la caldeira formée à la suite l’éruption paroxysmique du 26 août 1883 du volcan alors nommé Krakatoa.
Cette catastrophe fut l’une des plus meurtrières de l’Histoire, avec un bilan évalué à 35’000 décès.
Le volcan est encore entré en éruption au moins trois fois mardi matin, mais moins fortement que dimanche, a indiqué la directrice de l’Agence de géologie, Lana Saria.
Un tsunami survenu en 2018, provoqué par l’effondrement de certaines parties du même Anak Krakatau, avait fait 429 morts et entraîné le déplacement de milliers de personnes.
L’Indonésie, un vaste archipel de 17’000 îles, est située sur la ceinture de feu du Pacifique où la rencontre de plaques continentales engendre une intense activité volcanique et sismique.
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afp/sjaq