La définition de la neutralité suisse est au cœur de la votation fédérale du 27 septembre. Une initiative populaire, lancée par Pro Suisse et soutenue par l’UDC veut ancrer dans la Constitution une conception plus rigide de la neutralité. Le comité d’initiative estime en effet qu’il n’est pas du ressort de la Suisse d’aller à l’encontre d’un Etat belligérant. Christophe Blocher affirme que la neutralité devient « trop flexible » et qu’il en va de la crédibilité de la Suisse. Certains Etats doutent aujourd’hui de notre neutralité, « ce qui n’est pas bien. » selon l’ancien conseiller fédéral agrarien.
Le texte est combattu par tous les autres partis. Ces derniers rétorquent en effet que cette iniative affaiblirait au contraire la crédibilité de la Suisse et que le pays joue un rôle clé en matière de diplomatie. Mathilde Crevoisier-Crelier, députée socialiste jurassienne au Conseil des Etats soutient quant à elle que cette neutralité est un véritable avantage. « Elle permet de décider au cas par cas si une violation est si grave qu’elle doit faire l’objet d’une sanction. Cet outil fait de la Suisse un centre des bons offices. »
Notre correspondante au Palais fédéral Marie Vuilleumier revient sur les principaux enjeux de cette votation dans son dossier consacré à l’initiative. /mvu-ncv