De « Can I Sit Next To You Girl » à l’éviction : les débuts fulgurants d’Evans

Avant de quitter le groupe, Dave Evans avait enregistré les deux premiers singles d’AC/DC : « Can I Sit Next To You Girl » et « Baby, Please Don’t Go ». Mais en octobre 1974, moins d’un an après le premier concert du groupe, il était remercié. Bon Scott lui succédait alors au micro, pour six albums studio, avant de devenir lui-même une légende à sa mort en 1980.

Dans une interview accordée au podcast brésilien Guarda Volume, Evans est revenu sans détour sur les raisons de son départ. « Nous étions très jeunes, vraiment très jeunes. Et nos ambitions étaient sans limites. Je n’ai jamais envisagé d’arrêter de chanter à cause d’un groupe que j’avais quitté. J’avais été dans des groupes avant AC/DC, j’ai continué après. C’était juste un autre groupe — mais un groupe qui avait eu du succès. « Can I Sit Next To You Girl » avait été élue meilleur enregistrement australien de l’année. Fantastique. Mais j’ai quitté le groupe, principalement parce qu’on ne me payait pas. »

Un manager qui s’enrichissait pendant que le groupe jouait pour rien

Evans ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque la gestion financière de l’époque. « On ne touchait rien pour les concerts, alors qu’on jouait dans les plus grandes salles d’Australie — le Sydney Opera House, le Hordern Pavilion, le Festival Hall de Melbourne. On a tourné avec Lou Reed, salles combles partout. Et l’argent ? Introuvable. Le manager, lui, se promenait avec sa nouvelle permanente, ses jeans pattes d’éléphant et sa mallette en cuir, en avion d’une ville à l’autre. Nous, on était dans des camions. Un soir, je l’ai confronté. Il m’a répondu avec arrogance. Je me suis levé et je l’ai mis à terre. Les autres m’ont retenu. À la fin de la tournée, rien n’avait été réglé. Alors je suis parti. C’était aussi simple que ça. »

Malcolm et Angus vivaient chez leurs parents — pas lui

Pour expliquer pourquoi la situation était intenable pour lui en particulier, Evans établit une comparaison directe avec les frères Young. « C’est comme n’importe quel boulot : si on ne te paie pas, tu fais quoi ? Malcolm et Angus vivaient chez leurs parents, ils n’avaient pas de charges. Moi, j’avais mon appartement à Sydney, ma voiture à rembourser. Je ne pouvais pas me permettre de travailler pour rien. Alors je me suis défendu. »

Bon Scott : une empathie teintée de lucidité

Sur celui qui lui a succédé, Evans se montre à la fois compatissant et sans illusions. « Le pauvre Bon Scott. Il a rejoint le groupe et il en a bavé lui aussi. Il bossait sans arrêt, il était déprimé. Il avait l’air heureux parce qu’il était tout le temps ivre. Alcoolique. Sur toutes les photos, il a toujours un verre à la main. Triste. Ça l’a tué. »

Dave Evans révèle également avoir eu une conversation privée avec Bon Scott après que ce dernier eut rejoint AC/DC. « On a eu une discussion en privé, qui restera privée. Quand j’ai appris ce qui lui était arrivé — j’en ai lu des choses, et j’ai aussi parlé à sa femme — je n’ai pas été surpris. Pas du tout. »

Dave Evans est resté une figure proche d’AC/DC, il était d’ailleurs passé par l’Esplanade du groupe à Namur. 

Un méchant pépin de santé

Angry Anderson, le chanteur de Rose Tattoo, a été récemment hospitalisé après un arrêt cardiaque. À 79 ans, le frontman a reçu les soins nécessaires, mais aucune information sur son état ni sur une éventuelle sortie de l’hôpital n’avait été communiquée. Sa tournée européenne d’adieu avait déjà été interrompue début août — les fans belges s’en souviennent, le concert prévu à Courtrai avait été annulé. On lui souhaite un prompt rétablissement.