Elle est devenue la porte d’entrée de leur moi intérieur. L’endroit où elles se révèlent, lâchent prise, vacillent, se reconstruisent au gré de leurs parcours, de leurs ruptures, de leurs quêtes de sens et de leurs envies profondes. Bienvenue à la maison Jume, au 140, avenue de Paris à Niort, carrefour des existences de femmes désireuses de se livrer, de se trouver, de se relever ou de se réinventer professionnellement dans un cadre apaisant, sécurisant et bienveillant. C’est ici que Julia Dorme et ses équipes s’emploient à faire voler en éclats les plafonds de verre et les tabous comme le retour à l’emploi des femmes malmenées par le cancer, la dépression post-partum ou la question de la santé mentale. Entretien avec une fondatrice sur tous les fronts déterminée à casser les postures pour changer les regards.

Vous avez fait des neurosciences le pilier de votre engagement. Pourquoi ?

Julia Dorme. « On ne peut pas accompagner des trajectoires sans les comprendre et dans cette perspective, les neurosciences apportent des éclairages essentiels sur notre identité et notre structure cognitive. Les deux sont intimement liés et notre mission, c’est de mettre en lumière cette correspondance pour déceler les leviers d’action et s’en servir au moment opportun dans nos différentes sphères. Pour y parvenir, il faut d’abord objectiver les savoirs et comprendre comment je sais ce que sais. Ensuite, il y a tout ce qui relève de la mémoire autobiographique, c’est-à-dire de notre vécu associé aux émotions qui nous traversent….