Cliquer sur « Arrêter » et se retrouver malgré tout à patienter pendant l’installation d’une mise à jour non sollicitée : cette contrariété familière touche à sa fin. Microsoft commence à déployer un correctif attendu depuis des années. Il était temps !
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C’est un des grands – mauvais – gags de Windows dont Microsoft a le secret :un clic sur « Arrêter » ou « Redémarrer » dans le menu Démarrer, et le PC en profite pour installer au passage une mise à jour déjà téléchargée, sans qu’on lui ait demandé. Ce comportement agaçant perdure alors même que le menu propose depuis longtemps des options clairement distinctes entre un arrêt classique et sa variante assortie d’une mise à jour. En clair, l’option existe, mais le système ne la respecte pas toujours !
Arrêt de Windows : un menu qui obéit enfin
Le changement ne touche pas l’apparence du menu d’alimentation lui-même, resté identique, mais la façon dont Windows interprète désormais le choix de l’utilisateur. Concrètement, sélectionner « Arrêter » ou « Redémarrer » doit désormais déclencher exactement cette action, sans que le système ne saisisse l’occasion pour appliquer un correctif en attente, aussi pressé soit-il de le faire. Microsoft teste cette évolution depuis avril dans les versions réservées aux utilisateurs volontaires du programme Windows Insider, avant de commencer à la répandre sur les versions stables du système à la suite de la mise à jour optionnelle d’août. Le déploiement reste pour l’instant progressif, mais la tendance est clairement amorcée.
Ce changement s’inscrit dans un chantier bien plus vaste, annoncé par Microsoft dès le printemps, visant à réduire les interruptions provoquées par les mises à jour et à redonner à l’utilisateur davantage de contrôle sur le moment choisi pour les installer. Plusieurs volets de cette refonte ont déjà rejoint les versions stables de Windows 11 au fil de l’été. Depuis le mois de juin, il est ainsi devenu possible de choisir directement une date jusqu’à laquelle repousser les mises à jour, une suspension pouvant s’étendre jusqu’à 35 jours avant de devoir être reconduite si besoin. Depuis fin juillet, le système regroupe également pilotes, mises à jour .NET et micrologiciels avec la mise à jour mensuelle de sécurité, histoire de limiter le nombre de redémarrages nécessaires au cours d’un même mois. Les correctifs jugés urgents et les pilotes critiques continuent naturellement d’échapper à ce calendrier assoupli.
Un autre chantier reste pour l’instant cantonné aux versions Insider : une présentation plus claire des mises à jour de pilotes, avec des intitulés précisant d’emblée s’ils concernent l’affichage, l’audio, la batterie ou un autre composant de la machine, plutôt que des références techniques obscures pour la plupart des utilisateurs.
Pris dans leur ensemble, ces ajustements dessinent un Windows Update moins intrusif et moins pénible que celui que nous connaissons, avec des interruptions et des redémarrages imposés et intempestifs. Reste à voir si Microsoft tiendra bien toutes promesses dans la durée.
