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«Nègres, bougnoules, connasses»: la vidéo choc de deux policiers en patrouille

Des extraits scandaleux de conversations entre collègues ont fuité dans la presse. L’affaire, désormais en mains de la justice, rappelle les dérapages à la police de Lausanne.

Francesco Brienza Publié aujourd’hui à 11h07 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred Deux policiers municipaux à vélo patrouillent dans les rues d’Annemasse pour faire respecter les mesures de confinement.

Des policiers municipaux en service ont multiplié les propos scandaleux en France (photo d’illustration).

Lucien FORTUNATI

Des dérapages verbaux hallucinants entre policiers municipaux de Carcassonne défraient la chronique en France depuis mardi soir. Et ce qui choque le plus, c’est qu’ils ont été tenus lors d’une patrouille parfaitement ordinaire, l’hiver dernier. Le journal «Midi Libre» a mis la main sur une vidéo, tournée sans le vouloir avec sa bodycam par l’un des policiers lui-même. Attention, les propos sont consternants.

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Racisme, sexisme, homophobie et complotisme: tout ce qui se fait de pire en propos discriminatoires est compilé dans une séquence longue de six heures. Elle montre notamment le brigadier-chef principal, ex-parachutiste de 50 ans et actif au sein du Rassemblement national, multiplier les propos visant les personnes d’origine étrangère. «Je n’en peux plus, en centre-ville, du bicot, du nègre, du nègre, du bicot, de l’Afghan», lance-t-il notamment. Il assimile aussi des Africains à des «singes». Un subordonné tient lui aussi, mais dans une moindre mesure, des propos racistes.

Mais le duo ne s’arrête pas là. Il prononce également des phrases sexistes et masculinistes, relaie une rumeur transphobe visant Brigitte Macron et évoque l’idée d’instaurer une dictature en France. Il défend, par ailleurs, les tortionnaires de l’Algérie française et affiche son soutien à la Russie. «Le patriarche, c’est celui qui commande à la maison, celui qui bande et qui a les muscles: chez Cro-Magnon, ça marchait comme ça», ajoute le gradé. En fin de tournée, au moment de rendre son rapport, le binôme en rigole: «On n’a rien fait ce soir», dit l’un. «Ouais, on n’a fait que de la merde», ajoute l’autre. Une caricature ne ferait pas pire.

Un parallèle avec la police municipale de Lausanne

Les images ont circulé en interne dès la fin 2025, ce qui a conduit le brigadier-chef impliqué à prendre un congé maladie dès janvier. Il s’est ensuite rendu auprès des gendarmes pour déposer une plainte, estimant avoir été victime d’une atteinte à sa vie privée. Le Parquet de Carcassonne a ouvert une enquête préliminaire. La mairie, en mains du RN depuis mars 2026, n’avait pas réagi publiquement, mardi soir, à la publication de l’enquête. Mais, selon BFM TV, le parti a pris position mercredi en suspendant le policier de ses fonctions au sein de la formation.

L’affaire, qui gangrène la police locale, n’est pas sans rappeler les dérapages au sein de la police lausannoise. Des policiers échangeaient des propos tout aussi problématiques dans un groupe WhatsApp. Huit d’entre eux ont été suspendus, et quatre ont été finalement licenciés. La procédure est toutefois pendante au Tribunal fédéral.

D’autres cas de racisme au sein de la police

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