Le président bolivien Rodrigo Paz a demandé mercredi au parquet d’enquêter sur un «possible attentat» contre son gouvernement, après des explosions vendredi dans une installation militaire qui ont fait au moins neuf morts et plusieurs dizaines de blessés.

Les deux déflagrations se sont produites dans une installation de l’armée à Viacha, ville de quelque 100 000 habitants située à une trentaine de kilomètres de La Paz (ouest). Dans cette enceinte étaient stockés du matériel pyrotechnique saisi, des grenades et d’autres explosifs à usage militaire, selon les enquêteurs.

Les explosions ont tué au moins neuf militaires et fait 84 blessés. Les secouristes continuent de fouiller les décombres. Cinq personnes sont toujours portées disparues, selon le parquet.

Lire aussi: En Bolivie, le conseiller du président Rodrigo Paz est visé par deux nouvelles enquêtes

Lire plus tard

Procédure pour «homicide involontaire»

Le président de centre droit a annoncé mercredi avoir demandé «au ministère public d’enquêter sur un possible attentat». «Il y a des gens qui veulent que le gouvernement échoue parce qu’ils veulent revenir» au pouvoir «et ils sont prêts à tout», a-t-il affirmé devant la presse, après un événement officiel à Cochabamba (centre).

Les causes du sinistre font encore l’objet d’investigations, mais le parquet a ouvert la semaine dernière une procédure pour «homicide involontaire».

Le président Paz est arrivé au pouvoir en novembre dernier, mettant fin à près de 20 ans de gouvernements socialistes sous Evo Morales (2006-2019) puis Luis Arce (2020-2025). Dans le passé, il a accusé à plusieurs occasions l’ancien président Morales et les partisans de ce dernier de vouloir déstabiliser son gouvernement.

Lire aussi: Le parlement ouvre la voie à un recours à l’armée en Bolivie, en proie à de massives manifestations

En juin, Rodrigo Paz avait proclamé l’état d’exception pour étouffer une vague de manifestations liées à la crise économique, des protestations qui avaient paralysé le pays pendant plus de 50 jours.