Une influence qui dépasse largement l’Iowa

Sur « Arsenal », Corey Taylor incarne une arrogance lucide et jouissive, mêlant metal, punk et hip-hop. Il explique : « J’ai combattu un putain de dieu, et c’est le dieu qui a perdu », avant de retourner l’ironie contre lui-même : « Je sais que je suis un has-been, mais je suis un.45, pas un Mach 10. »

Ce que neuf types masqués venus de l’Iowa ont déclenché à la fin des années 90 a largement dépassé toutes les prévisions. L’empreinte de Slipknot se retrouve aujourd’hui dans les scènes underground comme en tête d’affiche des plus grands festivals rock et pop de la planète, toutes générations et tous genres confondus — et sans jamais avoir cédé un centimètre sur leurs convictions.

Près de trois décennies après leurs débuts, le groupe continue de puiser dans une énergie et une créativité intactes, forgées à travers des épreuves personnelles considérables, traversées aux côtés de leur public. Sur « Arsenal », Slipknot sonne plus affûté que jamais : un morceau qui s’impose comme une déclaration de force, et la preuve que le groupe n’a rien perdu de sa pertinence ni de sa modernité.

Le dernier album en date du groupe, The End, So Far, était sorti en août 2022 — avant les départs du claviériste Craig Jones en juin 2023 et du batteur Jay Weinberg.