En Valais, les relâches de février ont débuté sous d’abondantes chutes de neige, forçant la fermeture de certains domaines. Malgré une deuxième semaine plus ensoleillée, les stations n’ont pas pu rattraper leur retard, pénalisées par une répartition jugée défavorable des vacances scolaires.
En Valais, au moment où la plupart des cantons romands étaient en vacances, d’importantes chutes de neige ont fortement perturbé l’activité des stations de ski. Le danger d’avalanche a contraint certains domaines à rester fermés plusieurs jours.
La semaine dernière, seuls deux cantons romands — Neuchâtel et Genève — étaient en congé. Insuffisant pour compenser le manque à gagner, notamment aux Marécottes, explique Gianluca Lepori, directeur des remontées mécaniques, qui dresse un bilan mitigé.
« La première semaine était extrêmement compliquée chez nous, avec de toutes grosses chutes de neige et un danger d’avalanche qui nous a obligés à fermer le domaine skiable quasi intégralement presque toute la semaine », relève-t-il lundi dans La Matinale. Résultat: une perte d’environ deux tiers du potentiel sur cette période.
Entre 20 et 25% de perte de fréquentation
La seconde semaine de relâche, plus ensoleillée, n’a pas permis de rattraper le retard. « Il y avait moins de cantons en vacances en même temps », poursuit-il. Avant de poursuivre: « Le trou de la première semaine de vacances était beaucoup plus important que ce qu’on est arrivé à faire sur cette deuxième semaine. Sur le mois de février, on va perdre entre 20 et 25% de notre fréquentation. » L’hiver devrait toutefois rester dans la moyenne des dernières années.
Face à ces variations, plusieurs acteurs du tourisme, dont Beat Eggel, président de l’Association hôtelière du Valais, plaident pour une meilleure répartition des vacances scolaires. Selon lui, février constitue « la deuxième période clé pour l’hôtellerie après les fêtes de fin d’année ».
« C’est un sujet qui date de très longtemps. Parfois, comme cette année, il y a trop de cantons en vacances en même temps. » Une situation qui pénalise à la fois le client et les acteurs du tourisme, avec une semaine trop chargée et une autre plus creuse, conclut-il. « Si on avait trois ou quatre semaines de répartition, ce serait plus intéressant. »
>> L’interview de Beat Eggel dans La Matinale : Malgré la météo le Valais dresse un bilan positif des vacances de ski: interview de Beat Eggel / La Matinale / 58 sec. / hier à 06:25
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Emilien Verdon/fgn