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Militairement marginales, politiquement explosives: les roquettes tirées lundi vers le nord d’Israël marquent un tournant pour le Hezbollah, mouvement islamiste chiite composé d’une branche armée, la résistance islamique, et d’un parti politique. Dans la foulée de ces tirs, le gouvernement libanais a pris la décision de qualifier d’illégales les activités militaires du mouvement.
Lundi, à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire, le premier ministre, Nawaf Salam, a proclamé «l’interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah», exigeant qu’il «remette ses armes à l’Etat» et se limite à l’action politique. Dans la foulée, le ministre de la Justice, Adel Nassar, a déclaré que «les services de sécurité [ont été chargés] d’immédiatement arrêter les auteurs des tirs et leurs instigateurs» et de les traduire en justice.