Pour les autorités genevoises, il s’agit d' »une violation des directives de sécurité, des conditions de l’autorisation de match et une défiance ouverte envers les autorités ». Le canton a donc décidé d’activer des mesures de degré 3 dans le cadre du modèle en cascade « Progresso » relatif à la prévention des violences dans le sport.
Suite aux incidents de la mi-février à Lausanne, une mesure « Progresso » de niveau 2 avait été prise à l’encontre du SFC pour deux matchs. Il avait alors été explicitement précisé que toute réitération de l’usage de pyrotechnie ou de comportements violents entraînerait « des sanctions structurelles immédiates ».
Actions de fans interdites
Outre la fermeture des secteurs de supporters, la police cantonale et le département des institutions et du numérique (DIN) ont décidé de l’arrêt immédiat et simultané de la vente des billets, pour éviter un déplacement des supporters vers les autres secteurs du stade. Ils interdisent aussi les actions des fans coordonnées dans et autour du stade.
Les autorités procéderont à une analyse minutieuse des images de vidéosurveillance afin d’identifier les personnes ayant allumé les fumigènes. Les mesures « Progresso » de niveau 2 (fouilles par palpation systématiques et vidéosurveillance renforcée) resteront par ailleurs en vigueur.
Citée dans le communiqué, la conseillère d’Etat en charge de la sécurité, Carole-Anne Kast, dénonce « l’obstination d’une minorité de supporters qui privilégie la confrontation à l’esprit sportif ».
Le Servette FC est appelé à identifier les failles dans son dispositif de sécurité et à collaborer activement à l’identification des contrevenants. En cas de nouveaux débordements, le modèle en cascade prévoit, au niveau 4, des mesures allant jusqu’au match à huis clos. Au niveau individuel, toute infraction fera l’objet de poursuites et de sanctions appropriées, conclut le communiqué.