Teaserbild-Quelle: O. Bessire / ANF / Canton de Berne.

Exploitant un camping naturiste sur place, la fondation « die neue Zeit » doit démolir plusieurs constructions non autorisées situées dans une réserve naturelle au bord du lac de Neuchâtel. Elle a jusqu’en février pour s’exécuter, selon le Tribunal administratif bernois.

Le périmètre concerné jouxte la réserve naturelle du « Fanel », au bord du lac de Neuchâtel.

Crédit image: O. Bessire / ANF / Canton de Berne.

Le périmètre concerné jouxte le site préservé du Fanel, près de l’embouchure nord du canal de la Broye.

La
commune de Gampelen (BE) a tenté en vain de sauver le camping du Fanel depuis
quelques années en plaçant la parcelle en zone réservée, mais le canton de
Berne a jugé cette décision illégale. Elle n’est pas au bout de ses peines,
puisqu’n autre point des rives du lac de Neuchâtel encourt les foudres de la
justice à cause de ces aménagements illicites.

Le
site du camping TCS du Fanel, situé trop près de la réserve ornithologique, a
été fermé à fin 2024 afin de restituer le terrain à la nature, comme le
réclamaient les défenseurs de l’environnement. Cet évènement s’inscrit aussi dans
un contexte plus large: depuis plusieurs années, les autorités cantonales bernoises
renforcent la protection du périmètre de la zone.

Autres
constructions illégales
Au cours de l’hiver 2016/2017, la fondation « die neue Zeit » a ainsi fait
réaliser plusieurs travaux sans permis de construire sur les rives du lac. Elle
y exploite notamment un camping naturiste. Il s’agissait notamment de quatre
nouveaux pontons, de deux stabilisations de berges et d’une rampe de mise à
l’eau. L’installation concernée jouxte la réserve naturelle du Fanel, à l’embouchure
nord du canal de la Broye, qui revêt une importance nationale. La préfète bernoise
du Seeland avait refusé à la fondation l’octroi d’un permis a posteriori pour
les constructions non autorisées. Le camping naturiste « Naturistengelände
Thielle – die neue Zeit » a été aménagé sur une période de plus de 80 ans.

Un
acte jugé de mauvaise foi
Le Tribunal administratif bernois a finalement jugé que les transformations et
les nouvelles constructions non autorisées étaient contraires aux prescriptions
strictes relatives à la protection des marais. Il a donc ordonné le
rétablissement de la situation conformément à la loi d’ici la fin du mois de
février prochain. La Direction des travaux publics et des transports de
première instance avait même attesté que la fondation avait « agi de mauvaise
foi au sens du droit de la construction », car elle avait déjà effectué des
travaux non autorisés sur son terrain plusieurs années auparavant et avait été
interpellée par la commune.

Jusqu’à
il y a deux ans, le camping TCS de Gampelen se trouvait juste à côté du site.
Celui-ci a dû céder la place à la réserve naturelle.