Sujette à des fuites d’hélium, la fusée SLS destinée à la mission Artémis II est en cours de maintenance. Les réparations progressent, ce qui ouvre la perspective d’un décollage du vol habité pour avril 2026.

Est-ce la lumière au bout du tunnel pour le programme Artémis ? En tout cas, de bonnes nouvelles viennent de nous parvenir au sujet de la mission Artémis II. Dans un point d’étape partagé le 3 mars 2026, l’agence spatiale américaine a signalé des progrès dans la résolution des soucis qui avaient été décelés ces dernières semaines — notamment des fuites d’hélium.

Ainsi, les équipes étaient lancées dans une inspection de composants pour déterminer la cause de ces écoulements, avant de constater « qu’un joint situé dans le connecteur à déconnexion rapide, par lequel l’hélium s’écoule des systèmes au sol vers la fusée, obstruait le passage ». Celui-ci a donc été retiré avant de réassembler le système.

À ce stade, des essais de circulation d’hélium à un débit réduit à travers ce mécanisme semblent encourageants, signe que les réparations ont payé. Les ingénieurs continuent cependant leurs vérifications, tandis qu’ils s’efforcent de déterminer les raisons pour lesquelles le joint a été déplacé — afin d’éviter une nouvelle obstruction.

Outre l’intervention sur l’étage supérieur de la fusée Space Launch System (SLS), d’autres travaux de maintenance ont eu lieu, dans l’optique d’une « remise à niveau d’autres systèmes du lanceur ». Cela inclut le remplacement de batteries à tous les niveaux (étage supérieur, étage central, propulseurs d’appoint et capsule Orion).

La fusée SLS roulant vers le pas de tir. // Source : Flickr/CC/Nasa (photo modifiée)La fusée SLS roulant vers le pas de tir. // Source : Flickr/CC/Nasa (photo modifiée)La fusée SLS. // Source : Nasa

Artémis II devrait partir en avril

La NASA prévoit encore quelques semaines de travail sur la SLS, qui a été rapatriée dans son hangar d’assemblage fin février. Comme prévu, il n’est plus question aujourd’hui de faire partir la mission Artémis II en mars — les échéances seraient trop contraintes. En revanche, la NASA table sur un tir qui aurait lieu le mois suivant, en avril.

Lancé sous la présidence de Donald Trump, le programme Artémis a pour but de relancer les missions habitées sur la Lune, plusieurs décennies après le mythique programme Apollo. En 2022, une première mission a permis de faire voler une capsule inhabitée autour de la Lune, avant de revenir. Cette fois, il s’agit de refaire cet exercice avec un équipage à bord.

Mais jusqu’à présent, le départ d’Artémis II est laborieux. D’abord, la fusée ne peut pas partir n’importe quand. Ensuite, les répétitions avant le jour J ont mis au jour des soucis. Enfin, certaines problématiques découvertes après Artémis I ont été contournées plutôt que fondamentalement réglées. Et la date de départ n’a pas cessé d’être décalée.

La suite est également en difficulté. En particulier, des craintes importantes se focalisaient sur Artémis III, la mission la plus décisive du programme, car c’est ici que devait avoir lieu le fameux premier alunissage. Mais la marche a finalement été jugée trop haute et une profonde révision a eu lieu. Artémis III servira d’entraînement additionnel, en attendant Artémis IV.

C’est ce que résumait la NASA ces jours-ci : « Artémis III testera du matériel de nouvelle génération et des opérations intégrées en 2027 avant qu’Artémis IV n’atterrisse sur la surface lunaire en 2028. » En somme, on décale l’alunissage, mais on densifie le nombre de missions, afin de garder l’horizon d’un retour sur la Lune en 2028.

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