Les évêques suisses veulent poursuivre les évaluations psychologiques et en assurer le financement à long terme. Ces évaluations ont été introduites au printemps 2025, pour prévenir les abus sexuels.

Selon un premier bilan, les évaluations psychologiques ont fait leurs preuves, a indiqué jeudi la Conférence des évêques suisses (CES). Les évêques souhaitent ainsi en assurer le financement à long terme, pour poursuivre la mesure.

Les dispositions d’exécutions, acceptées cette semaine par la CES lors de son assemblée ordinaire à St-Maurice (VS), régissent les compétences et le traitement des résultats des évaluations psychologiques.

Un registre national

Les évêques sont responsables de la formation des agents pastoraux et de l’octroi de leur mission canonique, tandis que la responsabilité de l’embauche relève la plupart du temps du ressort des paroisses. Les évêques s’engagent à leur fournir les « informations pertinentes pour leur engagement », dont la preuve que l’évaluation psychologique a été passée avec succès.

Le secrétariat général de la CES tient un registre national de toutes les personnes ayant passé ce test, indépendamment du résultat. Le registre contient le nom, le lieu, la date et le commanditaire de l’évaluation, pour les évêques qui souhaitent obtenir des informations lorsque des candidats d’autres diocèses ou de communautés religieuses se présentent.

Un test en quatre étapes

Le test se fait en quatre étapes. Les trois premières comprennent un test psychologique, un entretien axé sur les compétences et un entretien médico-légal clinique. Toutes trois sont réalisées par des spécialistes externes et documentées dans des rapports distincts, selon un communiqué publié début février. Les responsables au niveau diocésain mènent ensuite, dans une quatrième étape, un entretien avec les candidats.

Lors de la phase pilote des évaluations, entre avril et fin 2025, 72 tests ont été réalisés dans les diocèses suisses, avaient annoncé début février la CES, la Conférence centrale catholique romaine de Suisse et la Conférence des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique en Suisse. La procédure avait alors permis d’identifier les profils « inaptes » et dans certains cas, la collaboration avec les candidats avait été interrompue.

ats/fgn