Mosimann, racontez-nous les coulisses de votre nomination…
Mosimann : À la fin d’un déjeuner, Mathieu Vergne, le directeur des programmes de TF1, m’a lancé : « Ce serait super que tu sois le nouveau directeur. » J’ai trouvé l’idée folle, mais j’ai senti que j’avais déjà pris ma décision. Il a fallu réorganiser mon planning en urgence, parce que j’avais très envie de vivre cette aventure et de boucler la boucle.
Mosimann : « Nikos a toujours été là, même quand j’étais au creux de la vague »
Quel regard portez-vous sur vos parcours réciproques ?
Nikos Aliagas : Mosimann est devenu mon patron ! (Rires) J’ai beaucoup de tendresse et une grande admiration pour l’artiste qu’il est devenu. Il a construit son propre chemin après avoir remporté Star Academy. Je n’ai pas connu beaucoup d’artistes issus de l’émission qui soient devenus aussi complets. Il chante, mixe, produit, réalise… J’admire autant l’artiste que l’homme et le technicien qu’il est devenu.
Mosimann : Ça me touche tellement ! C’est beaucoup trop ! (Rires) Pour moi, Nikos n’a pas changé. Tous les anciens élèves vous le diront : il est la bienveillance incarnée. Il a toujours été là, même quand j’étais au creux de la vague. Dans ce métier, savoir que l’on peut lui demander conseil et lui faire confiance, c’est précieux. Quand je le regarde, je revois aussi tout ce que j’ai vécu comme académicien.
Nikos Aliagas : « Il est parti en tant que Quentin et revient en tant que Mosimann »
Quel est votre plus beau souvenir commun ?
Nikos : Sa victoire !
Mosimann : J’allais dire la même chose. Je ne peux pas revoir ces images sans pleurer….
Nikos : Je me rappelle ce garçon avec sa mèche et ses chaussures dépareillées qui s’effondre. Il était déjà décalé par rapport aux codes de l’émission. Il venait de Suisse, avec une culture internationale et pointue, et il se retrouvait dans un programme populaire. Pour moi, il est parti en tant que Quentin et revient en tant que Mosimann. Il ne joue pas un rôle : il est lui-même, avec l’expérience en plus.
Mosimann, que ressentez-vous à l’idée de revenir au château ?
Mosimann : De la nostalgie, bien sûr, mais surtout du trac pour les élèves, un trac de papa ! Je me demande s’ils vont se sentir bien au château, s’ils n’auront pas froid… (Rires) Je me demande aussi s’ils liront les mots laissés par les anciens élèves dans les toilettes et s’ils vivront une expérience aussi forte que la mienne. Je sais ce qu’ils vont traverser. J’ai connu ce sentiment d’illégitimité lié à l’étiquette « vu à la télé ». C’est pour cette raison que je viens aussi avec mon réseau : managers, directeurs artistiques, producteurs, tourneurs, compositeurs… Je veux montrer aux élèves ce qu’est la musique aujourd’hui et les aider à y trouver leur place.
Nikos : Il y a vingt ans, ils sortaient avec un single et une maison de disques. Le métier a changé. Mosimann est capable de les préparer à cette réalité. La promesse de l’émission, c’est de leur mettre le pied à l’étrier et de les accompagner.
Retrouver l’interview de Nikos Aliagas et de Mosimann en intégralité dans Télé 7 Jours en kiosque dès lundi !