Dans le podcast Les Lueurs, l’ancienne Miss France est revenue sur l’un des moments les plus difficiles de sa vie, de son hospitalisation aux longues années de souffrance imposées par sa maladie auto-immune.
Ancienne Miss France, figure familière des écrans et mère de deux enfants, Alexandra Rosenfeld, 39 ans, incarne depuis des années la sérénité et la maîtrise dans chacune de ses apparitions. Pourtant, derrière cette assurance, elle se bat depuis l’âge de 7 ans contre une maladie inflammatoire et auto-immune. Récemment sur les réseaux sociaux, elle confiait avoir appris à «faire illusion» malgré les douleurs psychiques et physiques. Invitée du podcast Les Lueurs, le 1er mars, elle est revenue sur son parcours de combattante et ses années difficiles, enfermée dans un corps malade.
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L’un des pires chapitres de sa vie s’est produit en 2024, raconte-t-elle. Hospitalisée en urgence à cause d’une nouvelle crise très violente liée à sa maladie, on lui diagnostique par la même occasion une pathologie vasculaire rare, le syndrome de Cockett, une anomalie entraînant la compression de certaines artères et pouvant provoquer des thromboses. À la suite de cet incident, la trentenaire devra suivre un traitement à base d’anticoagulants. «On ne peut pas m’opérer ni me mettre de stent (dispositif médical qui maintient un vaisseau ouvert, NDLR) donc je vais être dans cette situation-là à vie», déplore-t-elle au micro des Lueurs.
Quand le corps lâche
L’entrée de cette nouvelle maladie dans son quotidien signe aussi un arrêt total du sport, recommandé par ses médecins. Pour celle qui était professeure de yoga et qui s’était réfugiée dans le sport pour survivre, dit-elle, l’annonce est brutale. «Là, je n’(avais) plus mon mental, je n’(avais) plus rien, résume Alexandra Rosenfeld. Je me demandais : “Est-ce que je vais pouvoir refaire du sport ? Est-ce que je vais pouvoir refaire du Pilates ? Est-ce que je vais pouvoir remarcher ? Est-ce que je vais pouvoir courir à nouveau ?» Pour moi c’était ma seule liberté».
La période qui a suivi cette annonce marque ainsi le déclin de sa santé mentale. «J’ai eu des idées noires. J’étais dans un état où je me suis dit “Tu ne vas pas te relever”», se souvient-elle. C’était comme si j’étais dans l’océan, avec des vagues qui me fonçaient dessus, et moi je suis juste en train d’essayer de garder la tête hors de l’eau».
À ce bras de fer perpétuel avec son corps et son mental, s’ajoute des difficultés sociales. La douleur finit par déborder sur ses relations. «À ce moment-là, je suis tellement insupportable que je me sépare de beaucoup de gens qui en ont marre d’avoir quelqu’un qui a mal, mais ce n’était pas des amis», conclut-elle. De fil en aiguille, l’ancienne Miss France s’est isolée davantage. «J’écrivais pour accepter, j’écrivais beaucoup parce que je ne parlais plus. Je m’étais tellement isolée que je ne parlais plus qu’à mes enfants», se remémore-t-elle.
La reconstruction
Deux ans après cet épisode difficile, Alexandra Rosenfeld confirme être sur le chemin de la reconstruction. Fin 2025, celle qui a également témoigné publiquement des violences conjugales infligées par son ex-compagnon, le chef Jean Imbert, signe dans la foulée le livre Fil de vie (Ed. Eyrolles), «une invitation à trouver la force en vous pour renouer avec votre essence et avancer avec confiance, grâce à des textes inspirants et des illustrations captivantes», résume-t-elle.
Dans cet ouvrage, elle aborde notamment l’un des piliers de sa reconstruction : sa rencontre avec la foi catholique. «Je suis rentrée dans cette église, et je ne me suis sentie… plus seule. Ça a changé complètement mon état d’esprit, affirme l’ancienne Miss France dans le podcast. Malgré les médicaments qui ne fonctionnaient pas, mon inflammation a baissé.» Sa maladie est toujours là, mais elle sait désormais sur quoi s’appuyer pour tenir.