« Mon meilleur souvenir ? Il y en a plein. L’accueil des habitants, bien sûr. Mais sinon, je dirais que ça a été de voir Stéphane Rotenberg en vrai. Quand tu l’entends donner le départ de la course, tu réalises vraiment que ce que tu vois d’habitude à la télé, là, tu es dedans… »
Pascal, qui partage son temps entre La Talaudière, dans la Loire, et Saint-Jeures, en Haute-Loire, fait partie des 20 candidats qui ont participé à la saison 22 de la célèbre émission de M6 Pékin Express, dont la diffusion commence ce jeudi 5 mars. Une saison baptisée « Au royaume des dragons » et qui va cette fois-ci faire voyager les téléspectateurs au Népal, en Chine et en Thaïlande. Pascal y forme, avec Fafa, une prof de gym de la région parisienne « branchée sur 100 000 volts », le traditionnel binôme d’inconnus.
Contrairement à l’immense majorité des candidats (plusieurs milliers chaque saison), qui attendent souvent des années avant d’être retenus pour faire partie de l’aventure, ce retraité de l’administration, âgé de 64 ans, a immédiatement tapé dans l’œil de la production.
Tout est parti d’un trek au Cambodge il y a un an
« Je n’étais pas un fan inconditionnel de l’émission, même si on avait regardé les premières saisons avec mon épouse et que j’avais trouvé ça assez dingue. Il y a un an, on est partis en trek au Cambodge, et un jour, j’ai fabriqué un arc avec du bambou et des lianes, et quelqu’un du groupe a lancé : “Avec Pascal, on se croirait dans Pékin Express !” Au retour, ça m’a donné envie de regarder à nouveau l’émission. J’ai envoyé un dossier sans vraiment attendre un retour, et j’ai eu la surprise d’être rapidement recontacté. Après plusieurs étapes de sélection, on m’a prévenu fin juillet-début août que je partais. »
Sportif aguerri – il pratique vélo, rando, Pilates et foot en marchant (au FC Saint-Étienne) – et fervent supporter de l’ASSE (où il a lui-même joué plus jeune), le candidat talaudiérois est aussi un grand voyageur, qui a parcouru le monde entier ou presque : du Laos au Kenya, de la Colombie à la Chine, etc.
« Dans un mois, on part en Afrique du Sud, et en novembre, on va au Vietnam. Mais on ne voyage pas en hôtels 5 étoiles ! On avait fait le tour du Sénégal dans un vieux camion de l’armée… »
« Ce qui me plaît, c’est de m’occuper de mes poules, d’entretenir les bois familiaux… »
Mais au-delà de ses aptitudes physiques (« L’aspect santé est pris très au sérieux sur l’émission ») et de son expérience de baroudeur, Pascal est persuadé que ce qui a séduit la production de Pékin Express, c’est son attitude posée et surtout son côté « nature » : « Je suis un rustre, se décrit-il dans un sourire. Ce qui me plaît, c’est de m’occuper de mes poules, d’aller pêcher à la mouche, de tuer le cochon, d’entretenir les bois familiaux en Haute-Loire… Et s’il faut dormir par terre, ça ne me dérange absolument pas. »
Il en faut beaucoup pour faire peur à ce dynamique retraité, également musicien à ses heures (il joue du piano et de la guitare). Le seul sac à dos rouge autorisé pour transporter ses affaires tout au long de l’aventure ? « Je suis habitué à voyager léger… »
La nouvelle règle de cette année, qui interdit l’utilisation de GPS lors des trajets en auto-stop ? « Je sais m’orienter sans problème avec une carte. » La quête d’un toit pour la nuit chez l’habitant ? « Il faut savoir créer tout de suite un lien. Mais on s’en est pris, des portes ! », se souvient-il.
« Le plus dur, ça a été d’être loin de ma famille »
Et la relation avec sa camarade d’aventure Fafa ? « Contrairement à tous les autres candidats, qui se connaissaient forcément bien et qui avaient élaboré des stratégies avant le début de l’aventure, nous, on s’est vraiment découverts au dernier moment. C’était à 5 heures du matin, au fin fond du Népal… On savait que ça allait parfois être chaud, mais il y a eu entre nous beaucoup de respect, de bienveillance et de tolérance. »
Quand on lui demande quelle course ou quelle épreuve ont été particulièrement difficiles, le candidat ligérien, qui a deux enfants et trois petits-enfants, confie que « le plus dur, ça a été d’être loin de ma famille, de ne pas entendre le son de leur voix, de ne pas pouvoir échanger et partager ces moments avec eux ».
S’il a gardé contact avec les autres candidats de cette 22ᵉ saison, Pascal est aujourd’hui revenu à ses occupations quotidiennes : « Pékin Express, pour moi, ça restera une parenthèse extraordinaire et une super aventure humaine. »
Ce jeudi soir, il sera évidemment devant sa télé pour découvrir les premières images de son périple « au royaume des dragons ».
« Pékin Express, Au royaume des dragons », à partir du 5 mars à 21 h 10, sur M6.