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«Désolée, je n’arrive plus à penser à rien. Je ne pense qu’à mes amis et mes chats restés là-bas», lâche Laya. Le regard de la pompière passe d’un écran géant à l’autre. Dans la cellule de crise de la municipalité de Beyrouth, c’est la stupeur. Vers 14h30, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a publié sur son compte X un message précédé de deux points d’exclamation. «Alerte urgente aux habitants des banlieues sud de Beyrouth: sauvez-vous et évacuez immédiatement vos domiciles.»

Si les Libanais se sont habitués aux ordres d’évacuation, pour la première fois, c’est l’intégralité de la banlieue sud qui est visée par l’un d’entre eux. Bien que ces quartiers ne relèvent pas administrativement de la municipalité de Beyrouth, ils sont aujourd’hui pleinement intégrés à son tissu urbain et démographique. Le quartier de Haddath, par exemple, à majorité chrétienne et qui se trouve non loin du Palais présidentiel est inclus dans la carte publiée par Avichay Adraee. Le porte-parole indique même quelle route doivent emprunter les déplacés, sans oublier de menacer: «Il vous est interdit de vous diriger vers le sud. Tout mouvement [dans cette direction] pourrait mettre votre vie en danger.»