CRITIQUE – La plupart des œuvres passées entre les mains de ce viticulteur de Béziers, entrepreneur, collectionneur et artiste, sont montrées dans tout l’espace de l’institution parisienne.

Ce n’est pas une, mais plutôt quatre expositions en une que la Fondation Louis Vuitton propose autour de Gustave Fayet (1865-1925). Pour résumer cette époustouflante concentration de merveilles, qui remet cet oublié, immense collectionneur doublé d’un peintre de premier ordre, difficile d’échapper aux chiffres. Dans des atmosphères soignées, rigoureuses historiquement et pleines de rythme imaginées par le metteur en scène d’opéra Robert Carsen, voici cinq Cézanne, une chorégraphie de petits rats et de femmes à leur toilette signée Degas, des nabis en pagaille (quatre Vuillard, par exemple). Plus 10 Van Gogh, 78 Gauguin, 86 Odilon Redon, 9 Matisse. On en oublie, et pas des moindres !

Effet de la puissance du numéro un du luxe et de la fibre collectionneuse de Bernard Arnault, 64 institutions muséales et 71 privés ont prêté. Une prouesse. Et quelle audace de présenter l’œuvre de Fayet en apothéose, au dernier niveau, soit au-dessus de ces imposantes signatures. Là, par ses huiles symbolistes…

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Le Figaro

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