La dépression saisonnière, ou trouble affectif saisonnier, survient souvent pendant l’automne et l’hiver.Ces épisodes dépressifs sont liés à la baisse de luminosité, qui affecte les hormones, notamment la mélatonine et la sérotonine.Pour s’en prémunir, la psychologue Bénédicte Vassard insiste sur l’importance d’une bonne hygiène de vie.

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Il n’est pas rare de se sentir déprimé à l’automne ou en hiver. Les jours raccourcissent, les températures chutent, tout comme le taux d’ensoleillement. Autant de facteurs qui impactent l’humeur. Ce phénomène est appelé « dépression saisonnière ». On l’appelle également « trouble affectif saisonnier » et il se définit comme un épisode dépressif qui survient fréquemment lors des saisons froides. « La luminosité, le changement de rythme, ça impacte réellement nos hormones, notamment la mélatonine, la sérotonine, etc. Nos hormones sont un peu détraquées, donc ça influence notre humeur. On est littéralement dans le noir, littéralement », explique la psychologue Bénédicte Vassard à TF1 INFO. Toutefois, il existe des dépressions saisonnières qui surviennent en été. 

Ce n’est pas une simple humeur passagère, mais un véritable trouble de l’humeur avec des modifications chimiques dans le cerveau. Le docteur William Coryell précise dans le Manuel MSD que cette affection est liée « à des discordances des rythmes circadiens et à des facteurs externes, comme l’heure du coucher et du réveil. Chez chacun de nous, des hormones circulent tout au long de la journée en fonction de notre horloge biologique. La diminution de la lumière en hiver peut avoir un impact sur la production de sérotonine et de mélatonine par l’organisme, ce qui a un impact sur le sommeil et l’humeur ».

Les symptômes sont proches d’un épisode dépressif classique, à savoir humeur triste, perte de plaisir, d’intérêt et de motivation, mais il y a quelques spécificités liées à la saison hivernale, à savoir une prise de poids, un ralentissement général de l’organisme, une hypersomnie.

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Adapter son hygiène de vie

« Cette dépression est vraiment liée à la problématique de luminosité », insiste Bénédicte Vassard. Néanmoins, elle ajoute qu’elle « peut aussi être liée à un problème, mais elle vient faire écho à quelque chose de plus douloureux ». S’il n’est pas aisé de prévenir une dépression saisonnière, il existe quelques gestes pour s’en prémunir. À commencer par l’alimentation, qui doit être saine, variée, équilibrée et colorée. Pour la psychologue, l’hygiène de vie peut avoir un impact : elle insiste sur l’importance de garder un lien social et de s’aérer : « Penser à sortir, aller dans la nature, regarder la lumière du soleil, parce qu’on va venir naturellement soutenir nos hormones qui vont aider à réguler notre corps ». Elle conseille également de « faire un peu de sport et travailler son sommeil ». Enfin, dernier conseil : « Même quand on est en plein dedans, il faut aussi, de temps en temps, savoir demander de l’aide pour déposer tout ça et pas gérer tout seul ». Des séances de luminothérapie peuvent également aider à mieux réguler la production d’hormones. Enfin, si les premiers symptômes de la dépression saisonnière apparaissent, il est important d’aller consulter un médecin ou un spécialiste de la santé mentale afin de poser un diagnostic et d’avoir une prise en charge adéquate.

Sabine BOUCHOUL pour TF1 INFO