Jusqu’ici, l’administration Trump avait affiché une remarquable stabilité. Il y avait bien eu l’éviction du conseiller présidentiel à la Sécurité nationale, Mike Waltz, en mai dernier, après la fuite d’informations militaires ultrasensibles du «Signalgate». On était toutefois bien loin des nombreux remaniements du premier mandat du président américain. Mais ce jeudi, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, sur la sellette depuis des semaines, a été remerciée par Donald Trump, qui entend la remplacer par le sénateur républicain Markwayne Mullin. Une décision unanimement saluée par les médias américains, tous bords politiques confondus. «Enfin», titre le Wall Street Journal, tandis que le très conservateur New York Post se fend d’un «bon débarras!».

Donald Trump a souligné les «résultats spectaculaires» de Kristi Noem. Mais qu’on ne s’y trompe pas: le président, «excédé», s’est débarrassé d’une ministre devenue un «véritable handicap», souligne le Wall Street Journal. «Le mandat de Kristi Noem a été l’un des plus grands échecs des 14 derniers mois» pour la Maison-Blanche, analyse de son côté Time, qui détaille une politique d’immigration «brutale» menée à coups de quotas de détention et d’expulsions «à la chaîne». «Autrefois l’un des principaux chevaux de bataille de Trump, l’immigration le tire vers le bas», poursuit le magazine, qui souligne que 58% des Américains désapprouvent désormais sa politique en la matière.