98 francs et 85 centimes pour deux séances de rééducation du périnée. En découvrant cette facture, Marie Nicolet apprend qu’une partie de ses soins intervient au-delà des 56 jours prévus par la législation. Problème : la rééducation ne débute généralement qu’après le contrôle gynécologique des six semaines. Sur les huit semaines couvertes, il n’en reste donc que deux pour effectuer les soins. Son coup de gueule publié sur Instagram déclenche alors une vague de réactions : plus d’une centaine de témoignages lui parviennent en dix jours. Rééducation, complications physiques ou difficultés psychologiques, les situations racontées dépassent largement son propre cas. Avec son projet « 56days », Marie Nicolet veut désormais transformer cette mobilisation en action politique. Le projet réclame notamment un allongement du délai à une année. Pour ce faire, la journaliste prépare une pétition et espère ainsi ramener la question devant les Chambres fédérales. /rme