Harry Styles est de retour avec « Kiss All the Time. Disco, Occasionally. ». On l’a écouté, et on a adoré.

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Harry Styles est de retour avec « Kiss All the Time. Disco, Occasionally. ». On l’a écouté, et on a adoré.

Il est de retour. Et quel retour. Près de quatre ans après la sortie de Harry’s House, le quatrième album tant attendu d’Harry Syles est enfin sorti ce vendredi 6 mars. Les espérances étaient à la hauteur de la longue attente, et en toute subjectivité, il ne m’a pas déçue. Kiss All the Time. Disco, Occasionally. — ou KISSCO comme l’ont renommé les fans pour plus d’efficacité — est une réussite.

En tant que fan impatiente et journaliste, je l’ai bien sûr écouté au saut du lit. Et dès la première écoute, ce nouvel album m’a énergisée plus que n’importe quel café. Avec douze morceaux, sans aucun featuring, le chanteur britannique donne envie de danser et fredonner ses refrains catchy toute la journée. À partir de la troisième écoute, le verdict était sans appel : Kiss All the Time. Disco, Occasionally va devenir ma bande-son officielle du printemps.

Même si le premier single Aperture, sorti le 23 janvier, laissait présager d’un virage techno sous influence berlinoise, le reste de l’album est moins alternatif qu’attendu mais tout aussi convaincant avec ses synthés pop et ses sonorités funk et disco. Et n’en déplaise aux critiques qui jugent l’ensemble trop « chaotique » ou « incohérent », la voix et le style d’Harry Styles font le liant.

À vos marques, prêts, partez !

Après avoir écouté Aperture en boucle ces dernières semaines, et tenté de reproduire la chorégraphie du clip, j’admets avoir commis une petite incartade en lançant l’album directement au deuxième morceau, trop empressée de découvrir les nouveautés. Pardon pour les puristes.

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Suite à une intro mélancolique et un couplet languissant, American Girls se révèle être un morceau de pop assez classique, non sans rappeler l’époque One Direction sur le refrain. C’est accrocheur sans plus. Réveil en douceur pour commencer, donc, mais pas encore de quoi sauter au plafond.

Dès les premières secondes de Ready, Steady, Go !, ça y est, on entre dans le vif du sujet. À vos marques, prêts, partez ! en français marque bien le coup d’envoi de la nouvelle ère musicale d’Harry Styles, et de mon obsession naissante pour l’album. La ligne de basse est entêtante, les paroles séduisantes et la fameuse expérimentation techno se fait entendre au refrain. Il est 7 h 30 du matin, je tape déjà du pied.

Mais Harry Syles veut être sûr d’avoir capté notre attention. Tu écoutes enfin ? demande-t-il en boucle dans Are You Listening Yet ?, en parlant plus qu’il ne chante sur fond de percussions insistantes. Oui Harry, et j’aime ce que j’entends.

Entre expérimentation et classiques

Retour aux basiques avec Taste Back et The Waiting Game, plus proches des sonorités de ses anciens albums. Placé à la moitié de l’album, Season 2 Weight Loss est sûrement le morceau le plus expérimental, à grand renfort de synthétiseur modulaire. Dans une interview à Apple Music, Harry Styles a expliqué qu’il constituait « la déclaration de mission de l’album ».

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Tel un personnage de série revenant au sommet de sa forme pour une saison 2, le chanteur célèbre son retour après un hiatus nécessaire et une créativité retrouvée. « Tu m’aimes maintenant ? Est-ce que je te déçois », demande-t-il sur des chœurs puissants. Mais la question est un défi lancé à l’auditeur plus qu’un doute du chanteur. Sa voix est assurée, son identité artistique assumée.

Comme pour apaiser les esprits plus conventionnels, il enchaîne avec la sublime ballade romantique Coming Up Roses. L’émotion monte crescendo grâce à l’orchestre classique, à m’en donner la chair de poule sur la fin.

Pop, mon tube de l’année

Sans transition aucune — une spécialité du chanteur sur tous ses albums — on passe des larmes au « banger ». Après tout, quel meilleur moyen de se remettre de ses émotions que de danser ? Pop est mon coup de cœur absolu, celui que je suggère à tous les sceptiques d’écouter (au HuffPost, il a même donné à certains collègues l’envie de découvrir l’album entier).

Là encore, la mélodie au synthé est renforcée par un combo efficace : basse sexy, rythme électrisant et refrain qui se crie de toute sa force. Comme Watermelon Sugar ou Cinema, les paroles métaphoriques laissent peu de place à l’imagination. « Première fois que j’y goûte / C’est agréable de mélanger deux saveurs / Ensemble / C’est juste moi à genoux », susurre Harry Styles dans un couplet, avant de crier : « it’s making me pop » (« ça me fait éclater »).

L’enchaînement avec Dance No More ne me laisse pas le temps de respirer. La disco promise dans le titre fait (enfin) son apparition. Je sens l’influence groove de David Bowie et de Prince, avec une touche d’humour dans les paroles. La chorale gospel me fait même vaguement fait penser au tube Le Freak de CHIC sur le bridge.

Harry Styles sait ce que j’aime

Après m’avoir fait danser, le roi des changements d’ambiance dévastateurs frappe encore. Paint By Numbers est la chanson la plus courte de l’album, (2min27) mais aussi la plus triste. Armé d’une guitare folk, Harry Styles rappelle qu’il maîtrise la vulnérabilité comme personne.

Comme il ne pouvait pas nous quitter le cœur serré, Kiss All the Time. Disco, Occasionally se termine sur Carla’s Song. Classée meilleure chanson de l’album par Billboard, elle entre dans mon top 5 personnel. Mélange subtil de mélancolie et de pop optimiste, toujours sur synthé électronique, elle se rapproche du tube As It Was. La production rend la voix angélique du chanteur lointaine, par moments inaudible.

Mais elle se fait entendre de plus en plus fort sur le bridge final galvanisant, qui semble écrit spécifiquement pour les foules des concerts à venir. « Je sais ce que tu aimes, je sais ce que tu aimeras vraiment / Je sais ce que tu aimes, tu peux l’entendre à tout moment », répète en boucle Harry Styles. Et il a bien raison.