L’ESSENTIEL
Les gaz et les ballonnements sont les symptômes gastro-intestinaux les plus fréquents à la ménopause. La nouvelle étude, présentée au congrès annuel de la Menopause Society tenu à San Diego du 20 au 24 octobre 2026, montre également que l’anxiété est particulièrement intense durant la périménopause. Pour les chercheurs, il est important de comprendre le lien entre les symptômes gastro-intestinaux, l’anxiété et la ménopause, car ils peuvent mutuellement s’influencer ou déclencher d’autres troubles intestinaux.
La ménopause affecte le corps des femmes de très nombreuses façons. Parmi la longue liste de leurs symptômes, les signes gastro-intestinaux sont assez méconnus. Les chercheurs de l’université de Calgary ont cherché à mieux comprendre leurs liens avec la ménopause.
Leurs résultats sont présentés au congrès annuel de l’association The Menopause Society, organisé à San Diego du 20 au 24 octobre 2026.
Ménopause : quels sont les symptômes gastro-intestinaux les plus fréquents ?
L’équipe a interrogé plus de 1.800 femmes âgées de 40 à 60 ans sur les troubles gastro-intestinaux qu’elles rencontraient pendant la transition ménopausique. Leurs réponses ont permis de confirmer que les ballonnements et les gaz excessifs étaient les symptômes gastro-intestinaux les plus fréquents. En effet, 65,6 % des participantes présentaient des taux supérieurs à la normale.
Par contre, « La gravité des symptômes gastro-intestinaux n’a pas varié significativement selon le stade de la ménopause, quel que soit le domaine, mais elle est restée constante tout au long de la transition », indiquent les auteurs dans leur communiqué.
Toutefois, il y a une bonne nouvelle : aucun autre symptôme gastro-intestinal comme la nausée, la diarrhée ou la constipation n’atteignait des niveaux “hors normes”.
L’anxiété monte aussi en flèche à la ménopause
Cette étude a permis de faire une autre découverte : l’anxiété est particulièrement intense durant la ménopause. Au total, 17,5 % des volontaires ont rapporté une anxiété modérée à sévère. Toutefois, les femmes les plus anxieuses étaient celles en périménopause. 19,2 % d’entre elles reconnaissaient souffrir d’une anxiété modérée à sévère. Le taux était de 19 % chez les participantes ménopausées et de 14,6 % chez celles qui n’étaient pas encore entrées en transition ménopausique.
« Les résultats suggèrent que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre la relation entre les symptômes gastro-intestinaux et l’anxiété tout au long de la ménopause », remarquent les scientifiques.
« Il est important de comprendre les symptômes gastro-intestinaux et l’anxiété pendant la ménopause, car les fluctuations et la baisse des taux d’hormones créent une interaction bidirectionnelle perturbatrice dans laquelle les troubles gastro-intestinaux aggravent l’anxiété et l’anxiété déclenche d’autres symptômes intestinaux », souligne le Dr Stephanie Faubion, directrice médicale de la Menopause Society.
