Ce trouble est la première cause d’infertilité chez la femme. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une maladie hormonale très répandue, qui touche 10 à 15% des femmes. C’est autant que l’endométriose, autre maladie qui touche la gente féminine mieux connue du grand public. Selon notre baromètre Harris Interactive pour RTL, réalisé en partenariat avec l’Observatoire Santé Pro-BTP, seuls 22% des Français connaissent le SOPK.
Trois symptômes qui permettent de caractériser cette maladie. D’abord, il y a ce qu’on appelle l’hyperandrogénie. Les patientes ont un taux d’hormones masculines plus élevé que la normale. Cela entraîne une prise de poids et une pilosité plus importante sur des zones inhabituelles chez la femme, comme le dos, le menton ou le torse.
La maladie perturbe l’ovulation
Le deuxième symptôme est le trouble du cycle menstruel, qui signifie que leurs règles sont irrégulières. Et puis, troisième symptôme, elles ont trop de follicules dans les ovaires. Ces follicules sont des petites bulles situées à l’intérieur des ovaires et qui contiennent les ovules, indispensables pour avoir des enfants.
Ces femmes ont donc régulièrement des problèmes de fertilité. À cause de leurs règles irrégulières et de ce compte anormal de follicules, elles ont du mal à ovuler. Selon plusieurs études, dont l’INSERM, entre 50 et 70% des femmes atteintes de SOPK rencontrent des difficultés pour tomber enceintes. Beaucoup de ces patientes doivent passer par une PMA pour réussir à ovuler.
Pas de traitement pour en guérir
À l’heure actuelle, aucun traitement n’existe pour soigner le SOPK. La recherche s’intéresse de plus en plus à cette pathologie, dont les causes sont encore mal connues. Tant qu’on ne sait pas ce qui cause la maladie dans le corps de la femme, on n’arrive pas à s’en débarrasser.
Les médecins peuvent quand même réguler certains symptômes de la maladie via un traitement hormonal. La pilule va également rendre le cycle menstruel plus régulier. Le diagnostic du SOPK se fait chez le gynécologue ou une sage-femme.
Dans les faits, les personnes atteintes se font souvent diagnostiquer très tardivement. Contrairement à l’endométriose, il n’y a pas forcément de douleur associée au SOPK ni de signal d’alarme qui pourrait indiquer à ces femmes qu’il y a un problème. Il arrive souvent qu’elles l’apprennent lorsqu’elles essayent de tomber enceintes sans succès.
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