« Ça ressemble à la stratégie d’Inoxtag ». Dans les ruines de La Bérarde, hameau en partie dévasté, qui passerait presque pour site archéologique, Nicolas Jean commente le mutisme savamment calculé de son ami Benjamin Védrines. C’est le décor, ces jours-ci, du rassemblement de l’élite de l’alpinisme mondial. Ils sont tous les deux là pour recevoir un piolet d’or, récompense suprême de la discipline pour l’ascension du Jannu Est (7468 m) , cime vierge aux confins du Népal. L’exploit remonte à un an, déjà. Depuis, leurs chemins se sont séparés. Védrines, après une année 2025 qui a frôlé l’indigestion d’exploits, répercutés à coups de posts Instagram, d’interviews télé ou radio et de pleines pages, a choisi de cultiver l’art de la discrétion. Ou comment se faire désirer, après avoir été, telle “Martine à la plage ou à l’école”, un personnage récurrent de la chronique. Védrines en record au mont Blanc , Védrines en pente raide, Védrines en solo aux Drus, Védrines en Himalaya… Deux vidéos…