L’éradication du travail des enfants dans les mines artisanales de cobalt en RDC a été débattue lors d’une rencontre dédiée à la défense des droits des veuves, organisée à Genève par Windows Rights International (WRI). Une occasion pour la délégation congolaise de présenter les résultats concrets du projet PABEA-COBALT.

La directrice générale du Fonds national de promotion et de service social (FNPSS), Alice Mirimo, lors de la rencontre à Windows Rights International @Photo Droits tiers.

Soutenu par la Banque africaine de développement et piloté par le Fonds national de promotion et de service social (FNPSS), le programme PABEA-COBALT est axé sur le retrait des enfants des mines artisanales pour leur donner des alternatives de réinsertion sociale par la scolarité, d’une part, et d’autre part, la reconversion socio-économique des jeunes et des parents des enfants sortis des mines de cobalt dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba.

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Les chiffres présentés par Alice Mirimo Kabetsi, directrice générale du FNPSS et coordonnatrice du PABEA-COBALT, témoignent d’une dynamique réelle. Dans ce cadre, 1 500 emplois directs sont en cours d’être générés pour les parents et les jeunes, une structuration des parents en coopérative agricole, soit 963 sur 1250 prévus et un appui financier pour promouvoir leurs activités génératrices des revenus avec un accent mis sur l’autonomisation des femmes.

Grâce à ce projet, 13 587 enfants sur les 16 845 identifiés dans les sites miniers artisanaux de cobalt, ont été maintenus dans le circuit scolaire et bénéficient des soins de santé et d’une prise en charge holistique (soins de santé, appui psychologique, octroi des actes de ́naissance). A cela s’ajoutent plus de 32 infrastructures sociales construites dont des écoles, centres de santé et centres de rattrapage scolaire pour appuyer la prise en charge sociale des enfants bénéficiaires.

– Des défis –

Les avancées étant notables, la délégation a rappelé qu’il y a encore des défis à relever pour que les enfants sortis des mines n’y retournent plus et que l’assainissement soit élargi aux autres filières minières. L’enjeu est désormais de consolider les acquis du PABEA-COBALT pour garantir, sur le long terme, un avenir radieux aux enfants congolais loin des mines artisanales, dans un environnement propice à leur épanouissement intégral.

A Windows Rights International, Mirimo a informé que le gouvernement de la RDC a décidé de réaliser la deuxième phase du projet PABEA pour apporter des réponses durables au phénomène des enfants dans les mines. Cette deuxième phase va se focaliser sur la capitalisation et la consolidation des acquis du PABEA-COBALT, mais aussi la duplication du modèle de l’assainissement des chaînes d’approvisionnement des autres minerais tels que l’or, le diamant, le cuivre, le lithium, le coltan ainsi que des carrières permanentes tels que le sable, le moellon, les graviers…

Outre la DG Alice Mirimo, Wombi Biyela, représentant de la ministre des Affaires sociales, Ève Bazaiba Masudi, Gisèle Kapinga Ntumba et Richie Lontulungu, tous deux membres de la Commission nationale des droits de l’homme de la RDC, faisaient partie de la délégation.