Il y a vingt ans tout juste, ils montaient leur premier spectacle à La Grande-Motte. Depuis, ils n’ont jamais cessé leur collaboration. Avec leur dernier opus, « Nellie Olleson enflamme les années 80 », le Montpelliérain Patrick Loubatière et la comédienne Alison Arngrim, la « peste » de la série mythique « La petite maison dans la prairie », sont en tournée dans les petites salles.

« Le tout premier spectacle a été programmé le 30 juin 2006 à La Grande-Motte. Le matin même, je faisais passer l’oral du bac à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone », se souvient Patrick Loubatière. Vingt ans et 500 dates au compteur plus tard, le Montpelliérain est toujours en tournée avec Alison Arngrim, dans une nouvelle version de leur duo, Nellie Oleson enflamme les années 80. Loon-plage, Grenay, Malay-le-Grand, Le Boussac… ils font salle comble.

C’est deux heures de fête, d’humour, de notalgie et de convivialité.

Elle, c’est la peste de La petite maison dans la prairie, série culte des années 1980. Lui, est enseignant de français au lycée Joffre et auteur prolixe de nombreux ouvrages sur les séries télé américaines et les héros des années 1980. « Tout a commencé avec un premier ouvrage sur « La petite maison dans la prairie », la série de mon enfance, paru en 1998. Je pensais m’arrêter là, pour moi, c’était la fin de l’aventure », se souvient l’enseignant, qui « envoie un livre à chacun des acteurs » par courtoisie.

Alison Arngrim parle désormais français

Ils lui répondent tous, puis des liens se nouent, lorsqu’on lui confie « les bonus des DVD sortis aux Etats-Unis ». « Je suis parti interviewer les acteurs », se souvient Patrick Loubatière, qui noue à cette occasion des liens privilégiés transformés en amitié indéfectible avec la comédienne. « Nelly Oleson ne m’intéressait pourtant pas vraiment », se souvient-il. La suite : « En 2005, j’ai eu cette idée dingue de la faire venir en France, et de faire un spectacle tous les deux. Sans agent, sans expérience du milieu, avec elle qui ne parlait pas français et moi qui n’était jamais monté sur scène. A priori, il n’y avait aucune chance pour que ça marche », rembobine Patrick Loubatière.

Ils sont donc toujours là, avec un concept qui n’a cessé d’évoluer. Et Alison Arngrim parle désormais français. « Il y a vingt ans, c’était un spectacle sur « La petite maison dans la prairie ». Maintenant, c’est un spectacle sur les années 1980. » Charles Ingalls, encore, mais aussi La Compagnie Créole, L’école des fans, Dallas, Capitaine Flam…


Le spectacle interactif remplit toujours une jauge de 200 à 300 personnes pour 2 h 15 de show suivi d’un temps de dédicaces. « C’est deux heures de fête, d’humour, de nostalgie et de convivialité », résume Patrick Loubatière, enchanté de l’accueil enthousiaste du public. Avec un regret : « On tourne dans le Finistère, le Calvados, l’Allier, le Drôme, la Seine-et-Marne… on y a joué souvent plusieurs fois, mais ça fait plus de dix ans qu’on n’a plus joué dans l’Hérault », constate le biographe. Pour voir le duo, il faudra aller à Castagnac, en Haute-Garonne, le 31 octobre.

« On ne veut pas de producteur »

« C’est Julien un fan de la série, qui a été à l’initiative. Quand on a joué dans le Calvados, tout est parti d’une jeune fille, qui a vu passer des informations sur le spectacle. Des associations ont pris le relais », c’est souvent le cas, et pas celles que l’on imagine : « On a eu des clubs de foot et de tennis de table ! » C’est aussi parfois une mairie. Il suffit souvent de demander. « On ne veut pas de producteur, on veut garder ce lien direct, et on ne tourne que dans les petites communes », rappelle Patrick Loubatière, qui veut travailler « dans un esprit familial et amical ». Parce que « c’est l’esprit de la série ». Et pour « garder le plaisir » : « En 2007, on a joué à Paris, c’était beaucoup de stress, du business ».

En vingt ans, ils ne se sont « jamais arrêté, sauf pendant le Covid ».

Contact : 06 21 81 10 66.