« Il faut mettre un frein à ce genre de délinquance qui se propage, que ce soit pour les objets de grande valeur, les bijoux, les montres, les bitcoins, etc », a réagi l’avocat du couple Me Jean-François Veroux.
Les Pinturault avaient été réveillés en pleine nuit alors que des individus cagoulés tentaient de s’introduire par la fenêtre de leur chambre, après avoir ligoté leur chien avec du ruban adhésif. Le skieur s’était interposé, luttant avec les cambrioleurs – et parvenant à en désarmer un – qui avaient finalement pris la fuite sous les cris d’une voisine appelant la police.
Le sportif, 34 ans aujourd’hui, avait reçu trois jours d’incapacité totale de travail (ITT) et son épouse, enceinte à l’époque, deux jours. Le couple a assisté au procès, qui a duré cinq jours et représenté une forme de « catharsis » en leur permettant de se « confronter à leurs agresseurs », selon Me Veroux.
« Ils sont dans un état de méfiance, de peur, de crainte, tout est compliqué. (…) Je ne pouvais pas me douter que ça les déstabiliserait à ce point-là », a expliqué l’avocat.
Les quatre accusés, identifiés grâce à la vidéosurveillance et à l’exploitation de leurs données téléphoniques, avaient été interpellés en octobre 2023. L’ADN de l’un d’entre eux se trouvait sur la crosse d’un pistolet à plomb retrouvé sur le lieu des faits.
Leur expédition depuis la région parisienne, en multipliant les excès de vitesse et en forçant des barrières de péage, avait tourné au fiasco. Repartis sans butin, ils étaient tombés en panne sur l’autoroute, contraints de rentrer à Paris en train.