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Anne-Geneviève Bütikofer est à la tête de H+, la faîtière des hôpitaux et cliniques suisses, depuis 2018. Depuis son arrivée, les établissements hospitaliers ont traversé plusieurs crises, dont celle du Covid-19. Le secteur est désormais fragilisé et une menace plane sur les 351 sites actifs: une restructuration sauvage. Pour éviter «la catastrophe», la Neuchâteloise propose des réformes structurelles – financement, organisation, personnel, numérisation – visant à maintenir l’accès et la qualité des soins.
Le Temps: Pour commencer, comment évaluez-vous l’engagement des hôpitaux du pays dans le contexte du drame de Crans-Montana?
Anne-Geneviève Bütikofer: Ce drame a été profondément bouleversant. Il a aussi montré, dans une situation extrême, la force du système hospitalier suisse: en quelques heures, des dizaines de blessés ont été pris en charge, triés et traités à très haut niveau. Le système hospitalier suisse a démontré sa capacité à absorber un choc brutal et à mobiliser rapidement ses ressources. Cette efficacité a aussi reposé sur une excellente coopération intercantonale et internationale, qui a permis d’assurer des soins de qualité optimale. Il ne faut pas oublier que la prise en charge ne se limite pas à la phase aiguë. Après l’urgence viennent la réadaptation et la réhabilitation, parfois sur plusieurs mois, voire des années. Des centres spécialisés prennent alors le relais. Cela montre que la performance du système tient non seulement à l’intervention immédiate, mais aussi à la continuité des soins. Globalement, on peut dire que le système a bien fonctionné.