Environ 1000 personnes sont descendues dans la rue samedi à Saint-Gall lors de deux manifestations contre une obligation vaccinale. De nombreux membres du groupe d’extrême droite Junge Tat étaient en tête du cortège, organisé par le mouvement « Mass-Voll ». Des échauffourées ont éclaté, mais sans faire de blessés.

Deux manifestations avaient été autorisées pour samedi après-midi: l’une organisée par Mass-Voll à 12h30 et une autre qui débutait à 13h30. Peu après midi, les premières actions perturbatrices contre la manifestation autorisée de Mass-Voll ont eu lieu, a annoncé la police municipale en début de soirée. La circulation et les transports publics ont été perturbés.

La police a interpellé plusieurs personnes qui avaient participé aux actions perturbatrices et leur a signifié un ordre d’éloignement. Des engins pyrotechniques ont également été saisis.

En raison de ces événements, de nouvelles conditions ont été imposées au cortège de Mass-Voll, selon la police. De nombreuses hallebardes emportées pour le cortège ont dû être remises aux forces de l’ordre.

Les responsables ont toutefois refusé cette condition, ce qui a entraîné le retrait de l’autorisation de manifester, a indiqué la police municipale de Saint-Gall. Environ 600 personnes ont alors commencé à défiler malgré l’avertissement de la police.

Gaz lacrymogènes

Afin d’éviter des affrontements entre les participants à la manifestation désormais non autorisée et des personnes issues de la scène d’extrême gauche, la police est intervenue à plusieurs reprises, notamment en utilisant des gaz lacrymogènes.

Selon la police, la deuxième manifestation autorisée a pu démarrer avec un léger retard, avec environ 300 personnes. Elle s’est déroulée sans problème sur l’itinéraire prévu et s’est terminée peu après 16h00.

Des sonneurs de cloches lors de la manifestation du mouvement citoyen "Meine Entscheidung", samedi 14 février à Saint-Gall. [Keystone - Stringer] Des sonneurs de cloches lors de la manifestation du mouvement citoyen « Meine Entscheidung », samedi 14 février à Saint-Gall. [Keystone – Stringer]

Selon une porte-parole de la police municipale, de nombreuses personnes ont été contrôlées. Les personnes interpellées proviennent de toute la Suisse alémanique; deux d’entre elles sont mineures. Les participants à la manifestation Mass-Voll se sont rendus coupables d’infractions pénales.

Vaccination obligatoire dans la loi

Les manifestants s’opposaient à une révision de la loi cantonale saint-galloise. Cette modification doit permettre au canton, à l’avenir, de rendre la vaccination obligatoire pour certains groupes de personnes en temps de pandémie.

Elle s’appliquerait aux « groupes de populations vulnérables », aux « personnes particulièrement exposées » ainsi qu’aux « personnes exerçant certaines activités », cela lorsqu’il y a un risque significatif.

« Je ne suis pas contre la vaccination ou le gouvernement. C’est simplement le fait que sur chaque vaccin il y a une notice d’emballage qui stipule les effets secondaires. Alors j’aimerais pouvoir décider moi-même quels risques je prends », explique Martin Vasic, imembre de « Meine Entscheidung », dans le 19h30 de la RTS.

« Mass-Voll met en garde depuis la fin du coronavirus contre le retour de contraintes sanitaires », indique le leader du mouvement, Nicolas Rimoldi. « C’est désormais le cas. Saint-Gall veut imposer la vaccination sous peine d’amendes pouvant atteindre 20’000 francs ».

Nicolas Rimoldi, président de Mass-Voll, lors de la manifestation contre l'obligation vaccinale, le 14 février à Saint-Gall. [Keystone - Stringer] Nicolas Rimoldi, président de Mass-Voll, lors d’une manifestation à Saint-Gall, le 14 février 2026 [Keystone – Stringer]

Le Parlement cantonal devrait débattre de cette proposition au deuxième semestre 2026. Dans certaines circonstances, la vaccination obligatoire est déjà prévue dans plusieurs cantons.

edel avec ats