Pour Laura*, 25 ans, il ne s’agit pas d’une question de confort. Depuis plusieurs années, son premier jour de règles est marqué par des migraines hormonales, des douleurs abdominales, des nausées et, jusqu’à il y a peu, des vomissements. Cette employée de la mutuelle Solimut à Marseille fait partie des 75 salariées de l’entreprise à avoir bénéficié d’un congé menstruel ces derniers mois. Une mesure qui a déjà convaincu certaines entreprises et collectivités comme Carrrefour ou l’Université de Toulon.

Depuis le 1er juin dernier, cette mutuelle expérimente un congé en cas de règles douloureuses et incapacitantes. Une phase de test qui prendra fin en juin prochain mais qui devrait être pérennisée. « Nous avons souhaité mettre en place un dispositif le plus facile possible pour nos salariées, précise Manon Enoc, la directrice des ressources humaines. Pour bénéficier de ce droit, les salariées doivent envoyer au service RH un certificat médical attestant leur état et valable un an. »

« Un sujet de santé au travail »

Ensuite, les salariées ont à leur disposition treize jours dits de « congé exceptionnel » par an limités à deux jours par mois qu’elles peuvent poser dans le logiciel interne à tout…