En ce début de journée de promotion chargée, Angelina Jolie entame sa deuxième tasse de café XXL tandis que la réalisatrice Alice Winocour finit sa première canette d’« energy drink ». Au deuxième étage d’un palace parisien, c’est l’effervescence des grands jours, le planning est calé au millimètre et à l’américaine – les questions refusées ou autorisées à l’avance, et le temps d’interview minuté. Le dispositif est drastique mais incontournable pour avoir accès à une star internationale de cette envergure, qui cette fois-ci a pourtant tourné dans un film français et dans la langue de Molière. Une première pour l’icône hollywoodienne.

L’actrice de 50 ans, buste droit et port de tête majestueux, apparaît d’une beauté parfaite et saisissante, dans un pull au col large qui laisse apparaître ses épaules. Scrutée par tous autant qu’elle fixe son interlocuteur droit dans les yeux, Angelina Jolie reste enveloppée de mystère : les délires de la presse people sur sa vie privée, les couvertures glamour des magazines tout comme son engagement sans faille auprès des réfugiés dans le monde entretiennent toujours le mystère « Jolie ».

Réfléchie et mesurant chacune de ses phrases, Angelina Jolie est pourtant sortie de sa zone de confort en acceptant d’endosser le rôle de Maxine Walker, une réalisatrice de films gore qui apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein au moment où elle doit réaliser, en France, un clip pour un défilé de mode.